Par DDK | 27 Décembre 2005 | 1931 lecture(s)

Il y a six ans, Saïd Iamrache

l Le 30 décembre 2005, nous commémorerons le 6e anniversaire depuis que le poète, musicien, sculpteur, écrivain et humaniste Saïd Iamrache, nous a quittés. Il est parti dans l’au-delà rejoindre la foule de nos ancêtres, les plus méritants par leurs travaux et engagements pour les causes les plus nobles. Il est parti rejoindre les artistes qu’il qualifia lui-même d’extracteurs et d’inventeurs qui ne se brouillent pas la face que les autres gens connaissent d’eux.Il est parti nous attendre, nous, les vivants. Il nous a quittés le 27 décembre 1999 ; hélios était au zénith avant même de voir clore le siècle. Il nous a quittés... comme s’il avait pris rendez-vous avec les Amusnaw, ayant disparu avant lui. Ces Amusnaw dont nos ancêtres se sont réjouis et ont jubilé de leurs faits et dires.Né un 17 février 1946 à Timizart (Tizi Ouzou), ça lui a valu toutes les séquelles et conséquences qu’occasionne toute guerre. La guerre mondiale de 1939-45 en est une. Aussi, le système coloniale n’épargna guère ses sujets et encore moins les familles pauvres dont est issu Saïd Iamrache.Donc, une enfance sans merci suivie d’une adolescence qui coïncida avec notre guerre de Libération...N’est-elle pas aussi néfaste que la précédente ?Après l’Indépendance, sans jouir de son temps d’innocence et d’irresponsabilité, feu Saïd prit son destin à bras le corps et s’investit dans la poésie, forme d’expression qu’il garda jusqu’à son dernier souffle. Ses strophes, aussi riches que variées dans la forme et dans le fond, représentaient et témoignaient une époque où les libertés et les forces de la jeunesse étaient un espoir et un acquis qu’il faut arracher, préserver et promouvoir.

C. P.

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