Ambiance différente de celle des communales de 2002

Le climat prévalant 24 heures avant le rendez-vous référendaire est de loin, et c’est le moins que l’on puisse dire, différent à celui des dernières échéances électorales où, rappelons-le, le scrutin eut lieu sur fond de bombes lacrymogènes. L’ambiance électriques qui caractérisait les communales d’octobre 2002 semble avoir cédé le terrain à la sérénité. Cela s’explique en partie par le fait que les structures politiques ne sont pas directement impliquées, ce qui veut dire concernées, dans le vote d’aujourd’hui. Les artères des villes, notamment celles au sud et à l’ouest de Bouira, sont parées comme pour une fête nationale. Drapeaux, fanions multicolores et autres slogans louant le projet pour la paix et la réconciliation nationale agrémentent les rues. Du côté de l’est, région, depuis l’avènement du Printemps berbère allergique, au scrutin, les choses semblent moins « scellées ». Nous apprenons, à titre indicatif, que les archs Immellahen, dans la région d’Ahnif, s’attelle à voter massivement d’aujourd’hui. Même si elles ne font pas dans l’ostentatoire, les autres localités de la région est semblent accueillir le référendum. Cependant, la localité de Takerboust, dont la population est en conclave depuis hier jusqu’à l’heure où nous mettons sous presse, est divisée. Une partie aiguillonnée, paradoxalement, par un délégué se reconnaissant dans la démarche des non-dialoguistes appelle à un vote massif. L’autre partie réitère « le principe du rejet des élections.  » Si l’on se tient au meeting animé au lendemain du discours du présent de la République depuis Constantine, le comité citoyen d’El-Esnam appelle, lui aussi, au rejet des élections. Mais la population va-t-elle suivre ?

T. O. A.