L’agence postale de Tamda a été encore une fois, fermée, hier, à cause des eaux pluviales qui l’ont envahie.
«Elle est devenue une véritable piscine », disent les quelques usagers qui se sont déplacés sur les lieux, hier matin, dans l’espoir d’effectuer des retraits d’argent ou autres opérations. Ce n’est pas la première fois que cette poste connait un tel sort. Il y a à peine quelques jours, elle a été fermée pour les mêmes raisons. Ainsi, cette agence qui dessert des centaines d’usagers, se voit dans l’obligation de baisser rideaux à la moindre averse. En fait, l’eau pluviale pénètre à l’intérieur du local, qui se trouve dépassé par le temps. La poste de Tamda, qui fonctionne encore par la fenêtre, est logée en effet dans un siège, dont la bâtisse date de l’ère coloniale. Le problème d’infiltration des eaux n’est que l’arbre qui cache la forêt de la situation prévalant au sein de cette poste qui ne peut plus répondre aux besoins grandissants d’une population toute aussi grandissante. La dite poste dessert une vingtaine de villages, parmi les localités de la commune de Ouaguenoun et de Fréha. En plus de la vétusté des lieux, la même poste manque de moyens humain et matériel. Elle ne fonctionne qu’avec un personnel réduit et elle ne dispose que d’un seul micro-ordinateur et ce sont, surtout, les usagers qui payent les conséquences de cet état de fait. exposés aux quatre vents, leur attente est souvent longue devant la fenêtre qui sert de guichet. Hier encore, ce sont les usagers qui ont payé les frais de ce que certains qualifient de laisser aller et de négligence de la part des responsables concernés, d’autant que le problème a été soulevé à maintes reprises. La dernière fois où cette poste a été fermée à cause des intempéries, les autorités locales, dont le chef de daïra et le P/APC, se sont déplacées sur les lieux où ils ont constaté de visu l’état de délabrement avancé dans lequel se trouve « la vieille » poste. Des promesses auront été faites pour prendre en charge la poste, mais rien n’a été fait et rien n’a été entrepris pour éviter, ne serait-ce que l’infiltration des eaux pluviales en attendant une opération d’aménagement d’envergure, même si, plus d’un, estiment que la solution idéale serait de doter la localité d’une nouvelle agence. Il s’agit là d’un rêve que caresse la population locale, qui doit, néanmoins, patienter encore pour le voir se réaliser, dans la mesure où un tel projet n’est pas encore à l’ordre du jour. Autant dire que cette localité qui se transforme doucement, mais sûrement, en un périmètre urbain, a besoin d’autres structures pour accompagner tous ces bâtiments et logements qui poussent comme des champignons. Au train où vont les choses, Tamda ressemblera, dans un avenir proche, à une cité dortoir, dont on ne fait que construire des habitations, mais point d’infrastructures culturelles, sanitaires et autres.
M. O. B

