La déforestation continue

Quand des textes de loi sont piétinés, quand les décisions de justice ne sont pas appliquées, cela ouvre la voie à tous les dépassements pour ceux qui sans scrupule profitent de cette absence de fermeté des autorités, pour s’accaparer les biens de la collectivité, parfois même en saccageant tels les Vandales, la faune et la flore sans se soucier le moins du monde des dégâts irréversibles qu’ils causent à la nature. Voilà en effet encore des énergumènes qui, tronçonneuses en mains, abattent des arbres centenaires juste pour s’approprier des lopins de terre, non pas pour les cultiver, mais pour les revendre un jour. (C’est invraisemblable, et pourtant vrai !). Dans cette jungle où même la justice est dépassée, pour ne pas dire désorientée, il est peut être temps que l’autorité de l’Etat s’affirme et que la justice soit appliquée dans toute sa rigueur, sans distinction. Ainsi, un Vandale (et le qualificatif est petit) vient de détruire toute une forêt pour, soit-disant, planter des arbres fruitiers. n’est malheureusement pas le seul, ils sont nombreux dans ce village à califourchon entre les deux communes (Tichy et Boukhlifa) à venir se partager la forêt, d’où, souvent, des conflits entre voisinage. Comme disait Dahmane el Harrachi dans une des ses chansons. (Aâla Rezk en’nass daoues er’raï ouel khamass). Alors que leurs propres terres héritées de leurs aïeux sont à l’abandon, ils viennent de se découvrir un amour pour la terre qui nous appartient tous. La solution pour sauvegarder ces espaces résiderait dans des sanctions exemplaires envers ces pollueurs d’un autre genre, cela découragerait plus d’un. Pas facile dans un pays où l’Etat est absent, où la corruption est monnaie courante, où nou, les citoyens, nous impliquons pas dans ce que nous partageons tous. Sauvegarder ces espaces vitaux doit être en effet, l’affaire de tous, les générations futures ne nous le pardonneraient jamais.

A. M.