Par DDK | 1 Avril 2006 | 204 lecture(s)

Les salles de jeux concurrencent l’école

Absentéisme, consommation des stupéfiants, résultats scolaires médiocres, violence :, c’est à ces mots et maux que pensent les parents dès qu’ils entendent le terme “salle de jeux”. Des parents s’indignent contre les salles de jeux qui prennent de l’essor ces derniers temps et qui sont parfois toutes proches du lycée ou CEM. Beaucoup de pères de familles imaginent que ces salle du coin sont des lieux où leurs progénitures dépensent leur temps et leur argent. Produits du surmenage scolaire ou de l’échec, l’agitation est constante dans cette sorte d’endroits et elle prend les parents au dépourvu. Les formes traditionnelles d’autorité sont dépassées. Faute de trouver un lieu de vie “décent” dans notre société, les jeunes répondent au chant des sirènes, qu’est la salle de jeux. Un public sans cesse plus nombreux fréquente ces lieux. L’arrivée donc des nouvelles machines dont les jeux sont plus vigoureux (surtout la violence), et plus variés, font les beaux jours des exploitants. Une exploitation “économique” flagrante dans notre contexte socio-économique : la plupart des salles activent au noir. Tandis que ce commerce, désormais florissant, passait aux mains d’un nouveau type d’exploitants, on remarque avec impuissance les retombées néfastes sur les résultats scolaires des habitués tous âges confondus. Avec l’absence d’une réglementation rigoureuse, un phénomène, voire un fléau, est venu se greffer dans les mœurs de notre jeunesse : agressions, rackets, violence en tout genre.Les nouvelles occupations semblent en essor : si le plus souvent on extorque seulement de petites sommes à ceux qui ont peur, parfois c’est le drame ! Ces endroits, selon ce que nous avons pu recueillir comme informations, sont fréquentés par les mineurs et surtout les délinquants. “Que faire du moment que le seul souci des gérants est de ramasser le maximum d’argent”, se demandent des parents. Enfin, puisque ces endroits sont générateurs de perturbations, les pouvoirs concernés doivent intervenir sans hésitations. Ils se voient reprocher leur indifférence, voire leur “incapacité” face à ce nouveau fléau.

S. Ben

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