Par DDK | 4 Avril 2005 | 256 lecture(s)

Le diabète en progression

Les statistiques font ressortir une nette prévalence du diabète non insulino-dépendant (DNID avec 67,54% de cas,contre 32,46% de cas seulement pour le diabète insulino dépendant (DID).Ces deux types de diabète ont en commun le dérèglement du métabolisme du glucose et des symptômes tels que l’augmentation du volume des urines et une soif intense. Il faut signaler, toutefois que ces chiffres recouvrent une réalité tronquée si l’on considère tous les diabétiques qui sont suivis par des médecins privés et les malades méconnus, donc non traités et qui ne sont dépistés que lors d’une complication. Au niveau du secteur sanitaire d’Akbou, la Maison du diabétique sise à l’unité de base (ancien hôpital), tente depuis son ouverture fin 2002, d’assurer une prise en charge correcte des malades par l’instauration de régimes alimentaires adaptés, le suivi thérapeutique et l’éducation sanitaire. Les consultations médicales, les soins infirmiers et les bilans biologiques sont gracieusement dispensés par la structure qui assure également l’hôpital de jour. Nécessité d’une extensionAdopter un mode de vie sain en observant scrupuleusement les règles hygiénodiététiques, traiter les facteurs de risques tels le sur-poids et le cholestérol, relèvent de la prophylaxie indispensable pour que le diabétique mène une vie à peu près normale. Le malade n’est pourtant pas à l’abri de complications pour autant. Les relentissements viscéraux du diabète sont fort nombreux : atteinte de la rétine (rétinopathie diabétique) responsable de nombreux cas de cécité, atteinte des reins pouvant conduire à l’insuffisance rénale... Les malades, des démunis pour la majorité, ne peuvent supporter les dépenses occasionnées par les examens qu’ils doivent effectuer périodiquement chez les médecins privés. D’autant plus que près d’un diabétique sur deux présente une pathologie associée qui l’expose à un risque potentiel de complications. D’où la nécessité de doter la Maison du diabétique d’équipements médicaux et de personnel spécialisé. Une perspective qui parait, hélas, chimérique en l’état actuel des choses, vu la faible capacité de l’hôpital à financer ce genre d’investissement sur son propre budget.

Nacer Maouche

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