Par DDK | 5 Avril 2005 | 274 lecture(s)

Interminables problèmes de transports

Les jours se succèdent et se ressemblent pour les habitants de ces hauts lieux. Se déplacer dans la commune ou aller ailleurs n’est pas du tant une chose facile.Dans une édition précédente de La Dépêche de Kabylie, nous avons soulevé ce désagrément, mais point d’écho.Pour prendre un fourgon vers Sidi Aïch, qui est à 20 km de cette bourgade, d’abord il faut se lever très tôt et prendre part à la bousculade quotidienne. Pêle-mêle, la pagaille offre un très grand spectacle d’anarchie.Plus d’une vingtaine de fourgons et cinq mini-bus assurent le transport pour les Ath Mensour. Pour une population de moins de dix milles âmes, normalement le problème ne se pose guère.Mais sur le terrain, les entraves sont incommensurables. Ceux qui habitent les plus hauts villages : Imeghdacen, Tagroudja et Mezouara, sont contraints de faire de longs trajets à pied. Auparavant, un bus desservait l’une des routes qui mènent à Ath Alouane, mais depuis, deux mois, le fameux véhicule s’est éclipsé, pour panne, peut-être !Dans une région des chemins qui montent, la marche n’est pas souvent une partie de plaisir. Surtout pour ceux qui font leurs achats à Ferhoune. C’est dans ces circonstances que beaucoup de gens cheminent la lourde bouteille de gaz butane et autres denrées, c’est un véritable casse-tête.Pour les personnes qui procèdent par leur propre quatre roues, la route n’est guère difficile, toutefois les autres ont un lourd fardeau à porter.Le soir, lorsque les gens se dirigent vers l’arrêt, à Sidi Aïch, pour rejoindre Akfadou, le problème atteint son paroxysme. En effet, des fois aucun fourgon n'assure la ligne. Alors avoir recours aux transporteurs des communes limitrophes est inévitable. Ce qui provoque la colère des "démissionnaires".Pour les journées fériées, c'est aussi une halte où la permanence marque une autre halte timide."A mon avis, le transport public de notre commune est le dernier du globe. C'est vraiment malheureux, même en présence d'une trentaine de transporteurs on arrive mal à se déplacer", estime Mourad, un jeune de la région. "Le problème qui se pose c'est que ceux qui travaillent dans ce secteur ne font guère la différence entre un service public et le fait de travailler à son compte. Mais le comble dans tout ce cycle vertigineux, c'est que les citoyens préfèrent se taire devant ce blocage qui perdure. Mais, j'en ai ras-le-bol," enchaîne notre interlocuteur.Le problème du transport demeure en exergue, dans pas mal de régions, même Alger.Toutefois, lorsque ces désagréments entravent le cours normal de la vie quotidienne, c'est la débâcle du secteur qui s'annonce.Les Ath Mensour et tant d'autres citoyens aspirent au dénouement de cette situation qui n'arrange personne.

Mohand Cherif Ziram

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