l A l’approche de la date butoir des inscriptions pour l’examen du bac 2007, les deux entrées principales de la direction de l’éducation de la capitale des Hammadites sont prises d’assaut par des centaines d’élèves candidats libres, venus des quatre coins de la wilaya tenter leur ultime chance de décrocher ce « fameux » sésame, synonyme de délivrance et d’espoir après l’amère fin de scolarité.
Rixes, disputes, mots grossiers et autres insultes caractérisent ces rassemblements où à maintes reprises, la situation a failli tourner au vinaigre n’était-ce la présence « préventive » des services de l’ordre et pourtant, selon des informations vérifiées, une expérience avait bel et bien donné ses fruits dans un passé récent où les inscriptions (candidats libres) se faisaient au niveau des lycées de chaque commune. Autrement dit, des bureaux sont ouverts et l’opération se déroulait merveilleusement loin de ce cafouillage qui entache la renommée d’un secteur… éducatif. « Je me suis inscrite hier matin sur une liste qui a été égarée. Après une journée d’attente, me revoilà aujourd’hui en train d’essayer de me réinscrire, mais en vain », nous a déclaré Mlle Bouzekri, originaire de Tamridjet qui prie Dieu pour une éventuelle prolongation des inscriptions. De toute manière, si sous d’autres cieux cléments où l’ère de l’informatique a connu une apogée, chez nous, les administrations publiques trouvent un malin plaisir à faire faire le pied de grue aux sollicitants et l’exemple des candidats libres de la wilaya de Béjaïa illustre parfaitement une gestion des plus catastrophiques, au moment où, avec le peu de volonté qu’il y aura (?), tout va pencher vers le meilleur.
Rabah Zerrouk
