Par DDK | 24 Avril 2005 | 206 lecture(s)
Alerte aux constructions illicites
Bien admise à accéder au rang de la plus belle petite ville à l’échelle régionale, par son emplacement, son panorama ainsi que sa position géographique, le chef-lieu de la commune de Saharidj qui enregistre un taux d’extension record se retrouve enlaidi par des constructions anarchiques qui ne tiennent compte d’aucune règle même la plus élémentaire en matière urbanistique. C’est ainsi que des bâtisses s’élèvent un peu partout et n’importe comment aux dépens des voieries et futurs réseaux (AEP, assainissement, électricité). Des bâtisses dans lesquelles ont investi principalement les détenteurs de la devise forte. Des constructions grandissent sans aucun charme dont l’objectif principal reste le culte du prestige et de la personnalité, il n’est pas rare de constater une coquette petite villa écrasée entre deux bâtisses géantes qui rivalisent en hauteur, au mépris des règles les plus élémentaires en matière de construction à l’intérieur du périmètre urbain. Des voies d’accès complètement obstruées, les réseaux AEP/assainissement existants complètement ensevelis, des poteaux électriques de basse et même moyenne tension se retrouvent pris à l’intérieur des cours où coincés contre les murs d’enceinte, les fils de ces poteaux traversant des terrasses à portée de la main, une électrocution qui a entraîné la mort d’une femme a été déjà enregistrée. Et pendant ce temps, si les services de l’APC ont dressé à tout va des mises en demeure, aucune n’a été suivie d’effet, ce qui a aggravé l’excès de zèle des particuliers dont la sagesse est étouffée par cet ardent désir d’exhibition de signes de richesses accompagné d’arrogance. Si rien n’est fait pour freiner la progression anarchique du béton, d’ici deux à trois ans, nous nous retrouverons avec des «cités-casbah» où les allées permettront à peine l’accès à une seule personne à pied, la où était prévu des rues de 4 m et plus de large pour faciliter l’évacuation de blessés ou l’accès aux pompiers en cas d’accident du genre incendie, secousse tellurique, pour ce gros bourg appelé à être alimenté en gaz de ville dans un proche avenir. Le béton a complètement défiguré le «plateau de Saharidj» appellation donnée par l’armée coloniale pour la spécificité de ce lieu plat en plein montagne, qui peut rivaliser en matière de beauté avec les plus belles villes d’Algérie telles que Blida ou Kherrata.Il n’est que temps que les services concernés ne prennent des mesures pour sauver ce qui reste comme espace. L’approche de la saison estivale conjuguée à un net recul du terrorisme favorisera un retour en force des constructeurs entêtés, il suffirait d’une seule destruction d’une construction illicite pour freiner l’ardeur de ces citoyens atteints de plein fouet par la folie des grandeurs. L’autorité de l’Etat s’en sortira grandie dans l’intérêt de tous.
Omar Soualah






