La moitié de la population pénalisée

Lancée il y a près de deux ans, l’opération de réalisation et de distribution du gaz de ville de la commune d’Ahnif demeure à 50% inachevée : la moitié de la population du chef-lieu n’a pas encore bénéficié du raccordement et utilise toujours les bonbonnes de gaz butane.

La raison est le projet confié à deux entreprises différentes : celle qui a décroché la partie nord du projet a, semble-t-il, failli à sa mission lors de la réalisation, et d’après ce qu’on croit comprendre selon des explications qui nous ont été fournies par les riverains, l’essai effectué s’est avéré non concluant et des « malfaçons » ont apparu.

Depuis, l’entreprise a plié bagages, abandonnant ce projet. Selon nos interlocuteurs, la facture des travaux réalisés ne pouvant être perçue par cet opérateur — les « attachements » comportant des « réserves » — ce dernier ne pouvait à son tour payer les ouvriers et a préféré « tout lâcher », projet et ouvriers, et cela depuis près d’un an sans qu’une solution n’ait été dégagée par le maître de l’ouvrage.

« Résilier avec cet opérateur et confier le reste des travaux à une autre entreprise semble être la solution la plus adéquate. Une solution qui ne demande pas une année de réflexion, d’autant plus que les citoyens de cette partie de l’agglomération non encore raccordée ont procédé aux installations intérieures, compteurs y compris. Rien que pour le compteur, chacun de ces citoyens a déboursé dix mille cent dinars, en plus du matériel nécessaire à l’installation individuelle et la main-d’œuvre spécialisée, fort coûteux », nous dira un citoyen de la localité d’Ahnif que nous avons interrogé sur le sujet.

La vague de colère qui secoue ces citoyens est fort perceptible, les autorités locales doivent se manifester et dégager sans délais une solution car il s’agit d’une revendication des plus légitimes, surtout que les « gros-oeuvres » du projet ont été menés à terme : l’entreprise ayant intervenue sur la partie livrée peut bien prendre en charge le reste à réaliser sur la deuxième tranche.

Omar Soualah