Par DDK | 28 Février 2005 | 313 lecture(s)
Les constructions illicites continuent
A moins que ces nouveaux bâtisseurs sans scrupule n’aient reçu des garanties de la part de ceux qui doivent être fermes et impartiaux dans l’application des lois, elles se seraient gardées de jeter leur argent dans des projets sans lendemains. Pourtant, des outils existent, mais alors pourquoi ne protège-t-on pas, ne serait-ce cette côte, de l’envahissement par le béton ?Finalement, l’opération de démolition entamée l’année dernière à grande pompe au niveau du chef-lieu de commune, n’a pas survécu au -delà d’une semaine. A croire que cette opération sélective, comme nous l’avions déjà dénoncée à l’époque, n’était faite que pour démolir à certains tout en protégeant d’autres.Aujourd’hui encore, au vu et au su de tout le monde, voilà que des personnes, étrangères à la ville, entament des constructions sur le sable à quelques mètres de la mer sans être inquiétées.Il est certain que des mises en demeure leur sont adressées, mais quand elles ne sont pas suivies d’effets comme le stipule la loi, il y a de quoi se poser un tas de questions.Le bradage des terres, la vente des dernières parcelles de terre à des amis par ceux qui ont fait de cette ville à vocation touristique, une ville morbide, n’a fait qu’accentuer la descente aux enfers d’une station balnéaire qui n’avait pourtant rien à envier aux autres belles plages de la côte algérienne. Comme pour donner le coup de grâce à une ville touristique qui agonise (routes défoncées, trottoirs inexistants, éclairage public défectueux, égouts à ciel ouvert sur la plage, inexistence de fontaines publiques, absence de latrines, et la liste est longue), voilà que les nouveaux «élus»risquent d’arriver en un temps record à démolir ce que la nature a mis des siècles à façonner.
A. M.






