Par DDK | 3 Juillet 2005 | 243 lecture(s)
MémoriaI aux tueurs
Dans la foulée de la loi du 23 février 2005 portant reconnaissance de la nation française aux hommes et aux femmes qui ont fait la colonisation, la ville de Marignane s'est proposée d'élever un monument aux militants de... l'OAS Pour ceux qui l'ignorent, l'OAS, c'est l'Organisation de l'armée secrète qui, à la fin de la guerre de Libération est apparue pour tenter, tous les moyens utilisés s'étant révélés vains, de réduire l'aspiration des Algériens à l'indépendance. C'est un ramassis de civils, de soIdats sans honneur, d'idéologues, de politiciens et même de bandits qui versent dans le terrorisme, tuant et mutilant, pratiquant la politique de la terre brûlée pour laisser un pays détruit... Jusqu'au bout, alors même que les négociations d'Evian étaient en cours et que le principe de l’indépendance était acquis, l'OAS frappait aveugIément. L'OAS, c’est les bombes, tuant des centaines d'innocents, c'est les dockers du port d’Alger déchiquetés, c’est Feraoun et ses compagnons assassinés, c’est la Bibliothèque nationale brûlée... Il est inimaginable que des hommes, dans la France de ce début du 21ème siècIe, proposent de glorifier ceux qui ont fait l'OAS, des tueurs et des incendiaires ! Peut-on imaginer que, dans une ville allemande, un maire propose d'élever un monument à Hitler et à ses compagnons, Goebbels, HimmIer et les autres de sinistre mémoire? Et quelle différence y a-t-il entre Hitier et Salan, Goebbels et Susini, Himmlier et Piegts ? Ce n'est pas seulement le projet de monument qui est scandaleux, c'est le fait même d'avoir eu cette idée...
S. Aït Larba






