La Circonscription des forêts d’Akbou a célébré en collaboration avec le District des forêts de Tazmalt et le lycée des Martyrs de Boudjellil le 2 février dernier, la Journée internationale des zones humides sous le thème : “Le tourisme dans les zones humides, une expérience unique”.
Conformément à la convention “Ramsar” du 2 février 1971 à laquelle a adhéré l’Algérie depuis novembre 1983, les activités de la circonscription d’Akbou sont entamées par une exposition de documents, photos et ouvrages tous relatifs à l’environnement et aux zones forestières et celles humides que dénombre la wilaya de Béjaïa.
Après une pause-déjeuner, les lycéens sont invités à une conférence sur le sujet en question. Dans une salle archicomble et devant une assistance estudiantine très attentive, les conférenciers, ingénieurs en agronomie dans ses différentes spécialités et responsables des forêts d’Akbou et de Tazmalt, focalisent l’ensemble de leurs interventions sur la nécessité de protéger l’environnement notamment dans les zones humides dont les localités qui surplombent la rivière de la Soummam.
Selon M. Achemoukh Nordine, ingénieur et agro-forestier au District de Tazmalt : “Le plus urgent est de contrer avec tous les moyens en notre possession, le phénomène de l’exode rural. ” Cela prime, selon le conférencier, un quelconque développement touristique vu le flagrant manque des habitants de ces zones en matière de moyens permettant une vie moderne. “Pour combler ce manque, cela devra se faire en harmonie avec l’évolution du secteur de l’agriculture», ajoute M. Achemoukh. Madame Oulebsir, ingénieur en agronomie production animale et responsable des statistiques à la Subdivision de l’agriculture de Sidi Aïch, quant à elle, aborde la thèse de “l’Après-pétrole” et donc le besoin de s’ouvrir sur d’autres cultures. “Il faut vraiment financer le tourisme en Algérie et le développer rigoureusement sachant que notre pays est déjà riche en us et coutumes et particulièrement en sites naturels», conclut la conférencière.
Les lycéens de Boudjellil, de leur part, ont affiché leur inquiétude par rapport aux feux qui ne cessent de ravager chaque année des centaines d’hectares de forêts et voire même de champs d’oliviers. D’autres dénoncent les décharges d’ordures non autorisées qui constituent également une atteinte aux espaces verts de la région.
Des question auxquelles ont répondu les conférenciers par la large campagne de vulgarisation qui se fait quotidiennement en provenance de la Direction des forêts de la wilaya de Béjaïa et par des activités de sensibilisation déjà entreprises par la circonscription d’Akbou portant sur la protection de la faune et de la flore pour ainsi permettre une parfaite biodiversité et sur les grands dangers que provoquera leur dégradation.
Enfin, les organisateurs de cette initiative première en son genre au niveau d’Akbou et de Tazmalt, invitent les lycéens à visiter incessamment le barrage d’eau de Bouhamza, toujours dans un but de sensibilisation.
M. S.

