CHU Nedir Mohamed 28 cas recensés au service pédiatrie – La maladie de Kawazaki au centre des débats

«Vingt-huit enfants atteints de la maladie de Kawazaki ont été recensés à Tizi-Ouzou depuis 2007 », c’est ce qu’a déclaré le Pr. Bensaâdi, chef du service « Pédiatrie » au centre hospitalo-universitaire Nedir Mohamed de Tizi-Ouzou, lors de la conférence qu’elle a tenue à l’occasion de la 3ème journée médico-pharmaceutique, organisée hier au CHU. Dans le cadre de ses programmes d’information, le CHU Nedir Mohamed a abrité hier, la 3ème journée médico-pharmaceutique, au cours de laquelle les maladies orphelines ont été au centre des débats. La maladie dite de Kawazaki est l’une de ces pathologies. Si les maladies orphelines et rares ne touchent qu’une marge bien infime de la population et demeurent méconnues, elles ne sont pas toujours diagnostiquées à temps, chose qui peut être fatale pour le patient. Le professeur Bensaâdi, chef du service « Pédiatrie » au CHU, a parlé au cours de son intervention, de « 28 patients atteints de Kawazaki qui ont été recensés au niveau du service pédiatrie ». Des statistiques enregistrées dans la période allant du mois de mai 2007 à avril 2012. Dans un premier temps, expliquera le professeur, « les dossiers de 50 enfants, hospitalisés au service pédiatrie et présentant les symptômes propres à la maladie, ont été soumis à des examens pour confirmation ». Selon l’interlocutrice, « 28 cas présentant les cinq principaux symptômes, dont une forte fièvre, ont été reconnus comme porteur de la maladie ». La maladie atteint principalement, expliquera le Pr. Bensaâdi, les sujets de 12 à 18 mois, « néanmoins, elle peut toucher des enfants dont l’âge peut aller jusqu’à 5 ans », signalera-t-elle. C’est depuis l’année 2008 que les médecins du CHU de Tizi-Ouzou ont commencé à se pencher sur cette maladie qui, jusque-là n’était pas décelée. Le professeur signalera, au passage, que « sur les 28 cas atteints du syndrome de Kawazaki, 7 ont été jugés délicats (atteinte cardiaque), étant donné l’évolution de la maladie qui a même causé l’anévrisme chez deux patients. Tout les malades ont pu être traités et pris en charge, et nous n’avons heureusement, enregistré aucun décès, depuis que nous prenons en charge cette maladie au niveau du CHU». Par ailleurs, le chef du service Pédiatrie signalera, à La Dépêche de Kabylie, en marge de la conférence, que « le traitement est disponible, même s’il coûte cher ». A signaler que cette 3ème journée médico-pharmaceutique a traité en deuxième partie, le thème des médicaments biotechnologiques et biosimilaires.

T. Ch.