Les contrôles aux frontières renforcés

l « Près de huit cents analyses effectuées sur des volailles aux fins de déterminer la présence du virus H5N1 se sont révélées négatives », a déclaré ces jours-ci à la radio Chaîne II, Mourad Boughanem responsable chargé de la prévention au niveau des services vétérinaires relevant du ministère de l’Agriculture. L’orateur a précisé que les prélèvements opérés depuis l’apparition du premier cas de cette maladie virale en octobre 2005, ont essentiellement porté sur des espèces sauvages et migratrices. « Nous disposons de sept laboratoires qui travaillent en étroite collaboration avec l’Institut Pasteur », a encore affirmé l’invité de la Chaîne II qui estime que l’Algérie est suffisamment outillée pour faire face à d’éventuels foyers de grippe aviaire si d’aventure la maladie venait à se manifester chez nous. M. Boughanem, a en guise d’argument établi un parallèle avec l’épizootie de fièvre aphteuse apparue il y a six ans en Algérie et dont ses services ont pu triompher en dépit de la vitesse de propagation élevée de son agent causal. L’orateur a révélé enfin que depuis l’apparition du premier cas de grippe aviaire en Afrique (Nigéria) les responsables des wilayas du sud algérien frontalières avec les pays à risque ont été instruits d’intensifier la surveillance, d’accroître les contrôles et d’interdire toute introduction de volailles sur le territoire national.

N. M.