Par DDK | 7 Avril 2006 | 321 lecture(s)
La commune toujours dans l’attente
Plus de quatre mois depuis les élections municipales partielles du 24 novembre dernier et l’APC d’Akerrou demeure toujours sans exécutif communal. Ce dernier n’a pas encore été installé et la situation s’achemine lentement mais sûrement vers le blocage de la municipalité. En attendant, c’est le maire, issu du Front de libération national (FLN) qui fait cavalier seul. La dernière tentative de mettre en place l’exécutif communal s’est avérée fructueuse étant donné que la réunion s’est achevée en queue de poisson. Des lors, les choses deviennent de plus en plus corsées, dans la mesure où un bloc d’élus RND, FFS et Indépendants semble décidé à contester la gestion du maire qu’ils accusent sans ambages de voir attribuer les deux vices-présidences aux élus de sa formation. Cela n’a pas du tout laissé insensible les autres membres de l’assemblée qui, dans une déclaration virulente, dénoncent les “pratiques” du P/APC qui aurait, selon eux, refusé une résolution issue de la majorité absolue de l’APC qui consiste en la nomination d’un élu FFS et un autre, indépendant, dans les postes de vice-président puisque les deux membres du RND se sont désistés de l’exécutif au profit de leurs homologues du FFS et Indépendants. Dans une déclaration, dont une copie nous a été remise, les élus contestataires écrivent : “Nous constatons que le P/APC d’Akerrou continue de faire cavalier seul. Nous l’invitons, une fois de plus, à réviser sa position négative et de faire preuve de conscience politique, de sens de responsabilité et de placer les intérêts des citoyens au-dessus de toutes considérations”. Notons, enfin, que la commune d’Akerrou est parmi les régions les plus déshéritées de la Grande Kabylie. Elle est même dépourvue d’un siège d’APC; ce dernier a été incendié en 2002. Depuis, ce sont d’anciennes baraques coloniales qui servent de siège pour ladite municipalité.
A. H.






