Le projet de gazoduc transsaharien, promu par l’Algérie et le Nigeria, est » véritablement un projet structurant allant dans le sens des intérêts de l’Afrique et de l’Europe « , a tenu à expliquer Chakib Khelil, ministre de l’Energie et des Mines, dans une interview à la revue Pétrole et gaz arabes (PGA) à paraître mercredi prochain. Selon lui ce projet va en effet dans le sens des intérêts à la fois de l’Afrique et de l’Europe et c’est un projet structurant avec des avantages significatifs pour les populations concernées. Dans les colonnes de PGA, la revue du Centre arabe d’études pétrolières (CAEP) basé à Paris, le ministre a souligné, à ce propos, que » son impact, projet, économique mais aussi social et écologique peut être très important ». Avant d’évoquer l’intérêt porté par les opérateurs européens à ce projet. Sur ce dernier point, il a précisé que les pays européens les plus directement concernés, en l’occurrence l’Italie et l’Espagne, ont montré leur intérêt ainsi que certaines de leur sociétés. Ce qui a permis d’après le ministre de noter également beaucoup d’intérêt de la part de constructeurs, de fournisseurs de tubes et d’acheteurs potentiels. Expliquant ainsi que l’intérêt existe aussi au niveau des institutions financières, même si, a-t-il souligné, le problème n’est pas essentiellement financier. « Une fois que les contrats de vente et d’achat de gaz seront conclus, le reste devrait suivre », a estimé le ministre. Par ailleurs, concernant le marché européen de l’énergie, qui s’est ouvert totalement à la concurrence le premier juillet dernier, Khelil a considéré que dans une optique de concurrence, « il faut être lucide ». De son avis, l’essentiel des progrès dans ce domaine viendra, à savoir, du développement des infrastructures gazières en Europe, de l’augmentation de la transparence et de l’accès aux réseaux de transport et de distribution.
Quant au futur « partenariat stratégique » entre l’Algérie et l’UE, le ministre a indiqué, à cet égard, que le contenu de l’accord a été mis au point par les experts des deux parties et il y a accord sur le fond. Et d’ajouter qu’il appartient maintenant aux responsables politiques de décider de l’opportunité de la formalisation du partenariat.
Nabila Belbachir
