C’est l’anarchie totale qui règne au centre-ville de Barbacha. L’absence des services de l’ordre au niveau de cette daïra, dépourvue de sûreté urbaine à même d’instaurer l’ordre, a favorisé une situation de désordre et de chaos qui rend, malheureusement, la vie quotidienne des citoyens de cette région montagnarde de plus en plus difficile.
C’est ainsi que l’endroit servant d’arrêt de bus principal aux transporteurs en commun, assurant la desserte Barbacha-Béjaïa, sis au centre-ville, se trouve transformé par des commerçants ambulants en marché et poissonneries, devant l’œil complice des autorités locales. Ces marchands n’hésitent pas à squatter l’espace réservé au stationnement des transporteurs, pour étaler leurs marchandises et exercer leur activité sans se soucier de quoi que ce soit. Pour M. Khebat Hakim, le responsable local de l’UNAT, le syndicat des transporteurs, cette situation anarchique incombe au chef de daïra et aux responsables municipaux qui ne font rien pour remédier à cette cacophonie. «Nous avons à plusieurs reprises saisi le chef de daïra et les élus locaux de Barbacha pour intervenir et sommer ces marchands de libérer l’espace réservé au stationnement des bus, mais en vain», déplore ce syndicaliste qui dénonce au passage le laisser-aller des pouvoirs publics. Cette situation, ajoute notre interlocuteur, crée quotidiennement des embouteillages et des bouchons interminables au centre-ville de Barbacha.
Il est à signaler que la daïra de Barbacha, en plus de l’inexistence d’une sûreté urbaine, ne dispose pas non plus de brigade de gendarmerie sur son territoire. Cette dernière a été obligée de quitter les lieux, suite aux évènements du printemps noir de 2001.
Boualem Slimani

