Le lieudit «pont de gendarmerie», situé sur le CW 141 à Sahel, dans la commune de Seddouk, est un endroit symbole de la révolution. C’est là que fut perpétré le premier attentat dans la région au déclenchement de la guerre de libération nationale, soit le 1° novembre 1954. En effet les moudjahidine ont miné le pont et l’on fait sauter au passage d’un convoi de la gendarmerie. Ils ont ensuite déversé une salve de balles sur les rescapés, tuant certains d’entre eux et blessant d’autres. Méconnu du grand public, l’endroit est devenu aujourd’hui un dépotoir d’ordures ménagères et de déblais. A côté même du lieu de l’attentat, la construction d’une stèle commémorative est envisagée. Le terrassement de la plateforme devant abriter le projet est déjà effectué. Cet endroit mérite bien d’être débarrassé de cette décharge sauvage et maintenu propre à l’avenir, tant il est appelé à recevoir des délégations qui viendront se recueillir sur la stèle qui sera érigée en hommage à ceux qui ont mené l’attaque et au premier martyr de la révolution de la région, tombé au même lieu durant l’attentat. Il faut dire aussi que le problème des décharges sauvages se pose avec acuité dans la commune de Seddouk. L’APC lutte de toutes ses forces pour venir à bout de la décharge publique située sur le CW 141, à proximité du pont de Tassaft. Elle a même tracé avec un engin une tranchée sur une grande distance le long de l’accotement, pour empêcher les chauffeurs de camions et de voitures d’arrêter les véhicules pour jeter des ordures à cet endroit, mais en vain. Les pollueurs ne reculent devant rien et continuent de souiller l’endroit avec des ordures ménagères et déblais. Une autre décharge sauvage vient d’être créée par des citoyens pollueurs au lieudit Bounzou, gênant considérablement les voyageurs qui aiment s’arrêter non loin de là pour casser la croûte, laisser le moteur de la voiture se refroidir et continuer ensuite la route. Pour bien dire les choses, Seddouk est une région paradisiaque alliant histoire et tourisme, qui attirent un nombre impressionnant de visiteurs, mais elle est malade de ses décharges sauvages qui donnent d’elle une affreuse image.
L. Beddar
