Le quartier Nadhour dans le village d’Aït Abdelmoumène relevant de la commune de Tizi N’Tléta est toujours sans électricité et ce, depuis les années 90. En effet, il y a maintenant plus de trente foyers qui souffrent du manque de cette commodité vitale, et continuent de s’éclairer à la manière traditionnelle, c’est à dire avec la bougie, alors que pour les meilleurs lotis, ils effectuent des raccordements illicites. «Nous sommes contraints de faire des branchements à partir des foyers des autres quartiers, si ce n’est pas le recours à la bougie», clame Salem, un habitant du quartier en question. Il est à rappeler que le projet en vue de raccorder Nadhour au réseau électrique a été entamé en 2007 et achevé en octobre 2008, au grand bonheur des trente familles concernées. Cependant, un citoyen s’est opposé au passage du câble sur son terrain, ce qui a retardé sa mise en service. Une autre solution a été trouvée par la suite, quand un autre citoyen avait donné son accord pour le passage de ce câble sur ses terres. Les autorités locales ont sitôt dépêché les services techniques de la Sonelgaz pour établir une autre étude. Malheureusement, depuis cette date, le projet agonise au grand désarroi de ces pauvres locataires qui doivent s’armer de patience durant probablement des années encore et sous les aléas du climat. Il est à noter que les habitants ont reçu des promesses des responsables locaux quant au lancement de ce projet le début de cette année. «Lors de la réunion qui a regroupé les comités de villages avec le chef de daïra en juillet passé les responsables nous ont promis l’électrification de notre quartier, sans suite». Déplore Da Moh, un autre habitant.
M. Z.
