C’est l’une des routes les plus dangereuses de la wilaya, d’abord à cause de son tracé qui compte des tronçons dont les pentes dépassent, en majorité les 95°. En plus de constituer l’une des plus importantes voies d’accès vers Ain El Hammam, cette route est l’unique desserte pour de nombreux villages de la commune d’Aghbalou, tel que Tiksighidene, Selloum, Takerbouzt, ce dernier village se singularise par sa démographie, étant le plus grand village d’Afrique sur ce volet, ce qui donne une idée sur le trafic routier au niveau de ce chemin, parmi les plus anciens de toute la Kabylie et où ont été découvertes les traces d’un homo-sapien, malheureusement, ni les spécifités géographiques, historiques ou démographiques n’ont été d’un secours à cette route dont le tracé est semé dans toute sa longueur et même sa largeur (très étroite), de tous les signes d’abandon, aggravé par ceux fort choquants de l’incivisme des citoyens qui se caractérise par des amoncellements d’ordures au détour de chaque virage, de déchets ménagers et des cannettes de bière vides. Une autre forme d’incivisme vient de quelques auto constructeurs qui ne se gênent pas à entreposer leurs matériaux, grignotant, par endroits, sur la largeur de cette route nationale au point où il est pratiquement impossible à deux véhicules roulant dans un sens inverse d’effectuer un croisement en ces lieux. A Selloum, cette route a subi l’assaut du béton, des deux cotes des bâtisses qui piétinent les accotements immédiats interdisant ainsi tout espoir d’élargir cette route qui traverse le village au centre dans le sens de la longueur, de plus, son tracé en ligne droite et en pente assez accentuée, la rend extrêmement dangereuse pour les piétons, surtout durant les gelées ou les journées enneigées. Malgré ce danger omniprésent, les autorités compétentes n’ont pas jugé utile d’installer des glissières pour protéger ne serait-ce que la lignée des maisons bâties sur la partie inférieur, il est facile d’imaginer les terribles conséquences d’un 20 tonnes dévalant cette pente avec un système de freinage défaillant. Bien que cet important axe routier a bénéficié il y a quelques années, d’un revêtement en béton bitumeux (BB), le danger persiste par le fait que les fossés d’évacuations constituent le point de départ d’une dégradation rapide car se transformant en violents torrents durant les violentes tempêtes de pluie ou la fonte des neiges. En empruntant cette route, la semaine écoulée, nous avions constaté que les services des travaux publics ont déclenché une opération de «signalisation horizontale » (tracé à la peinture), comme si cette opération pourrait ralentir la dégradation qui commence à se manifester, le maquillage est vraiment inapproprié.
O. S.
