L’oued d’Amizour, l’un des patrimoines de la commune, est dans un état déplorable ces dernières années.
Ce céleste cours qui devise la commune d’Amizour en deux rives représentait jadis une importance économique capitale notamment dans le domaine de l’agriculture, dont il était la source principale de l’irrigation des terres fertiles qui se trouvent à ses abords, en plus de sa réputation par la bonne qualité de son eau qui traverse son lit durant toute l’année, de l’eau parvenant des hauteurs vertigineuses de Barbacha et d’Azrou n’Bechar. Aujourd’hui, la situation a tellement changé. Le cours d’eau est devenu une décharge publique qui accumule toutes sortes d’ordures ménagères, engendrant de sérieux désagréments et problèmes pour la santé des riverains. Il y a risque de propagation de certaines pathologies telles que le cancer. Il faut dire ainsi, qu’il est devenu le carrefour des eaux usées d’une vingtaine de villages et quartiers, vu l’assainissement à ciel ouvert qui ne trouve ni réseau principal, ni station d’épuration. A rappeler que le projet de canalisation de l’oued est prévu pour l’année 2012, selon le wali de Béjaïa, lors de sa visite dans la commune. La nuisance de l’oued ne se limite pas seulement à la santé publique, mais il menace aussi une centaine d’habitations implantées dans la zone classée rouge (dangereuse) par des experts, suite à une étude menée en 2006, dont un rapport a été élaboré par un bureau d’études de Sétif, et qui a dévoilé qu’un risque d’inondation tragique peut surprendre les habitants d’un moment à un autre, notamment dans la période hivernale. La canalisation de l’oued et l’installation d’une station d’épuration dans les prochains mois peuvent sauver une centaine de personnes menacées au quotidien.
A. M.

