Rassemblement des travailleurs

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Les travailleurs de la laiterie de Draâ Ben Khedda ne semblent pas prêts de reconsidérer leur position. Toujours en grève, ils ont tenu, hier, un rassemblement devant le siège de la wilaya pour réclamer la (re)-nationalisation de leur entreprise.

Une centaine de travailleurs de la laiterie de Draâ Ben Khedda, ont observé hier un sit-in devant le siège de la wilaya de Tizi-ouzou afin de réclamer la reprise par l’état de l’entreprise, mais aussi une l’ouverture d’une enquête de l’inspection générale des fiance sur la gestion actuelle de l’usine. Hier, au quinzième jours de leur grève illimité entamé le 9 octobre dernier, le collectif des travailleurs de la laiterie de Draâ Ben Khedda, Ex Onalait se sont donné donc rendez-vous devant le siège de la wilaya de Tizi-ouzou où un sit-in était prévu. Les travailleurs, une centaine se sont regroupé tôt la matinée afin de transmettre leur plate forme de revendication au premier magistrat de la wilaya. Par leur geste, ils tenaient aussi à prouver que « l’arrêt de travaille au niveau de l’usine n’est pas le résultat d’une quelconque manipulation externe, mais belle est bien une action de protestation de l’ensemble des travailleurs contre une gestion de l’usine qu’ils jugent irrégulière » clament encore un autre protestataire. Banderoles en mains, sur lesquelles on pouvait lire « les travailleurs criaient à tue tête « commission d’enquête », et c’est là le première revendication que les grévistes ont voulu transmettre au premier magistrat de la wilaya. Pour eux l’Inspection générale des finances (IGF) seul habilité à « faire la lumière sur la gestion au niveau de l’usine » déclare un gréviste. « C’est la seule façon pour nous de démontrer que notre mouvement de grève est légitime. L’opinion publique de se rendre compte de ce qui se passe réellement au niveau de la laiterie. Nous voulons que les nombreuses irrégularités, que nous nous constatons chaque jour de l’usine et ce depuis que cette dernière a été privatisée » dira un membre du collectif rencontré sur place. Par ailleurs, et profitant de la même occasion, les contestataires ont clamé leur volonté de voir l’entreprise reprise par l’état. C’est pour cette raison que les travailleurs réclament « le départ pur et simple de l’actuel directeur » de l’ex Onalait de Draâ Ben Khedda. Ces derniers étant accusé par les grévistes de « investissement douteux, de licenciement injustifiés, de tromper les consommateurs avec une qualité des plus moindre de lait pasteurisé » lit-on dans le communiqué des travailleurs de cette unité de production de laits et ses dérivés. Plus loin dans le même document, les travailleurs déclarent que ce qui les a pousser à déclancher ce mouvement de grève « spontané et illimité n’est autre que les tors dont s’est rendu coupable l’employeur depuis l’acquisition de cette usine » est il écrits dans la communiqué des travailleurs. Dans ce dernier, le collectif des travailleurs tenait à rappeler qu’avant eux « les distributeurs au nombre de 75, ont tiré la sonnette d’alarme pour dénoncer le disfonctionnement de la distribution causé par une mauvaise gestion ». A signaler que le débrayage au niveau de cette usine a occasionné une pénurie de lait que les autres unités de production ne peuvent contenir à elles seules. Ceci, étant donné que l’ex Onalait assure à elle seule plue de « 320 mille litre de lait/ jour sur les quelques 360 litre/ jours consommé quotidiennement au niveau de la wilaya de Tizi-ouzou » dira un responsable au niveau de la direction locale du commerce. Ainsi, et malgré la mobilisation des autres unité de production, à savoir Tifra Lait, Pâturage d’Algérie et Matinale, le manque commence à se sentir chez les consommateur de ce produit de cette à large consommation.

T.Ch

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