Draâ El Mizan Procès de l’assassinat du jeune Chaibet Hocine lors des évènements d’Avril 2001 – Deux ans de prison ferme requis à l’encontre des accusés

Finalement, après une grande bataille menée par la famille du jeune Chaibet Hocine, le procès a eu lieu, avant-hier, au tribunal de Draâ El Mizan, en correctionnelle et non en criminelle comme le souhaitait sa famille. En effet, le procès a duré plus de six heures. Les accusés ont essayé de dire qu’ils n’avaient procédé qu’à des tirs de sommation, mais selon les témoins, cet adolescent a été tué à plus de deux cent mètres, loin du cantonnement de la garde communale d’Aït Yahia Moussa. L’avocat de la famille a brillamment mené sa plaidoirie, mais il regrette, tout de même, que la demande qu’il avait introduite pour que cette affaire passe en session criminelle n’ait pas été accordée. D’autre part, il a demandé à ce qu’il y ait une reconstitution des faits sur le lieu du drame. Au terme de la séance, le procureur a requis deux ans de prison ferme et vingt mille dinars d’amende à l’encontre des quatre accusés, le cinquième étant décédé. Le verdict final sera rendu le quatorze novembre prochain. En tout cas, la famille du défunt n’est guère satisfaite de ce procès, encore moins de la peine requise à l’encontre des assassins de leur fils. Nous demandons à ce que l’affaire passe en criminelle et que toute la vérité « , nous dira son frère Amar.

Et d’ajouter:  » En tout cas, c’est un procès bâclé. Il fallait seulement en finir avec cette affaire qui n’a que trop duré. Il y a eu même l’absence de plusieurs témoins ».

Chaibet Hocine, âgé de quinze ans, avait un cartable sur le dos et, au cours des événements douloureux du 28 avril 2001, il a été touché par balles et a rendu l’âme sur la route de l’hôpital. Depuis, ce martyr du Printemps noir est évoqué à chaque date anniversaire de sa disparition. Sa famille, notamment sa mère et son frère Amar, demandaient à chaque fois que la vérité éclate au sujet de sa mort. Le procès a été reporté plus de deux fois car la famille ne voulait pas accepter que l’affaire passe en correctionnelle puisqu’il y a eu mort d’homme.

A. Mohamed