La daïra de M’Chedallah, située à une cinquantaine de Kilomètres à l’est du chef-lieu de wilaya, compte prés de100.000 habitants, répartis entre ses cinq communes. Ces dernières années, des dépotoirs sauvages se sont formés ici et là. Et les amoncellements, constitués pour la plupart d’ordures ménagères, s’accumulent en absence de travail de nettoyage régulier, laissant une vue désolante qui fait craindre une dégradation environnementale des plus aggravées. Les populations nous ont fait part de la présence d’une grande décharge sauvage au lieudit Aïn Zebda, non loin du chef-lieu communal, Aghbalou, et sur la route qui mène vers le col de Tirourda. Une autre présence d’une décharge sauvage énorme à la vue de sa grande formation de déchets, a été signalée aux environs du village de Takerboust, non loin des territoires du parc national du Djurdjura (PND). C’est déjà une très bonne chose que la commune de Saharidj soit équipée d’une décharge communale, où sont déversés quotidiennement des milliers de tonnes de déchets. Une décharge réalisée il y a quelques années de cela. Cette dotation est avantageuse pour la gestion des déchets ménagers et autres, bien qu’il subsiste une insuffisance dans le ramassage des ordures, car, la totalité de ces dernières n’est pas globalement ramassée. De la sorte, d’autres amoncellements d’ordures échappent à la vigilance, soit des éboueurs, ou d’autres services d’hygiène, et cet état concourt à la persistance des dépotoirs. Il existe un programme dans le cadre de l’hygiène qui a été conçu par le bureau communal et qui consiste à prendre en charge les villages dans le domaine du transport des déchets ménagers, pour les acheminer vers la décharge communale. Inopportunément, le programme n’est pas encore mis en œuvre, nous a-t-on fait savoir. En somme, il y a urgence à commencer par la nécessité de réaliser d’autres décharges publiques communales, qui seront à même de recevoir ces déchets qui s’amoncellent dans la nature. Et mettent à mal par conséquent le milieu environnemental pour lequel on organise des journées d’études, au lieu de d’organiser des actions sur le terrain plus déterminantes.
Fahem H.
