L’Algérie ne rappellera pas son ambassadeur à Damas. C’était la déclaration de Mourad Medelci, ministre des Affaires étrangères, lors d’un point de presse qu’il a animé hier à Alger, avec son homologue égyptien.
Tout de même, la Ligue arabe, réunie en session extraordinaire au Caire, a décidé de sanctions politiques, en attendant d’autres économiques vis-à-vis de la Syrie. Une résolution portant retrait des ambassades arabes de Damas a été votée, dont l’Algérie n’en fera pas partie, comme l’a souligné Mourad Medelci.
Le ministre des AE a tenu à infirmer « l’information selon laquelle le ministre qatari a levé la séance alors que le ministre algérien prenait la parole » en plénière. « Le ministre algérien a effectivement pris la parole, lors de la réunion, le SG lui a répondu et c’est après que la séance a été levée », a indiqué Mourad Medelci, qui s’est dit « très surpris par ces informations que je tiens à démentir ». Il faut rappeler que l’Algérie, l’Egypte, le Yémen, le Soudan et le Liban ont contesté la première mouture du texte des sanctions contre la Syrie.
« L’Algérie et l’Egypte ont défendu la même position avec trois autres pays », ont indiqué les deux ministres des Affaires étrangères des deux pays. Les deux ministres n’ont, à aucun moment, donné plus d’explications concernant ce premier texte, qui a été en final, abrogé. Le ministre algérien a indiqué que « si cette mouture a été validée par le vote, l’Algérie se serait retirée de la séance », pour contester le contenu des sanctions prises à l’encontre de la Syrie. Il est aisé de deviner que les sanctions proposées et défendues, notamment par le Qatar, se résume à une intervention étrangère en Syrie.
Une chose que l’Algérie et ses « alliés », à la Ligue arabe, ont contestée. Pour ces deux pays, « il faut impérativement éviter l’intervention étrangère en Syrie ». L’axe Alger-Le Caire prône, ainsi, « un dialogue entre les Syriens », pour dépasser la crise actuelle qui secoue leur pays. Tout en appelant les autorités syrien à mettre fin à la violence, les deux ministres ont souligné que, « la crise syrienne doit être résolue dans un cadre arabo-syrien », pour éviter toute intervention étrangère.
La visite du ministre égyptien des Affaires étrangères entre dans le cadre “du renforcement des relations bilatérales entre les deux pays”. Les discussions entre les deux ministres ont tourné globalement, sur la situation mondiale et précisément “celle qui prévaut dans certains pays du Monde arabe ». Les questions économiques, où figure l’épineux problème de l’opérateur de la téléphonie mobile Djezzy, « n’a pas été abordé », mais les questions économiques « ont été discutées d’une manière globale », a indiqué le ministre égyptien.
M. Mouloudj

