Le conseil national tranchera demain

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Les travailleurs communaux restent toujours attachés à leur plateforme de revendications. Ces derniers menacent d’ores et déjà de réinvestir le terrain de la protestation pour exiger la satisfaction totale de leurs doléances.

Le conseil national du secteur des communes (CNSC) convoquera son conseil national demain, pour décider de la suite à donner à leur mouvement de grève. Il sera question également lors de ce conseil national de préparer une autre plateforme de revendications. Dans une déclaration à la Dépêche de Kabylie, le président du Conseil national du secteur des communes, affilié au Syndicat national du personnel de l’administration publique (Snapap), fera savoir « nous comptons à l’issue de notre conseil national évaluer l’état des lieux de notre précédent mouvement de protestation, et réfléchir à la nature et durée de notre prochaine action de contestation à entreprendre, afin de faire pression sur les pouvoirs publics pour qu’ils répondent favorablement à leurs doléances ».

Les récentes mesures entreprises par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales à l’égard des communaux n’ont pas convaincu ces derniers. Sur ce dernier point, M. Ali Yahia a indiqué que « les communaux rejettent catégoriquement leur nouveau statut particulier ». A cet effet, le président du CNSC n’a pas exclu « le recours à la grève si la tutelle se confine dans son silence de mort quant à notre plate-forme de revendications ». A rappeler, que cette organisation syndicale exige « la réintégration de tous les syndicalistes licenciés arbitrairement, l’augmentation des salaires en harmonie avec le coût de la vie, la promulgation du statut particulier et du régime indemnitaire des travailleurs des communes, ainsi que l’intégration de tous les vacataires et contractuels, et ceux exerçant dans le cadre du filet social et de pré-emploi ».

Les travailleurs communaux revendiquent également « l’abrogation de l’article 87Bis de la loi 90/11 qui, selon eux, empêche l’augmentation du SNMG, le maintien du régime de la retraite sans condition d’âge et la participation de tous les syndicats à l’élaboration du nouveau code du travail ».

L.O.Challal

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