La ville d’El Kseur a vécu, du 2 au 5 novembre, des journées inoubliables avec l’organisation de grandes festivités sportives et culturelles par l’USAMK, le club cher au président, maître Sadek Ouaret. Nous l’avons rencontré et il nous a parlé des conditions dans lesquelles se sont déroulées ces festivités.
La Dépêche de Kabylie : Maître Ouaret, comment s’est déroulé le tournoi célébré en hommage aux enfants du village ?
Ouaret Sadek : C’était vraiment une réussite totale, tout était à la hauteur de ce mois de novembre, qui symbolise la Révolution algérienne. La joie, le courage et l’union ont été notre force et nous avons réussi à réaliser le maximum avec un minimum de moyens.
Peut-on connaître le nombre de clubs ayant pris part à cet évènement ?
Il y avait un peu plus de 100 athlètes, dans les deux sexes, représentant pas moins de 9 associations sportives, à savoir la JS El Kseur, Tiwizi Béjaïa, US Fenaia, JC Béjaïa, JMC Aokas, JES Béjaïa, JM Béjaïa, MB Béjaïa et notre association l’USAMK. Des médailles, des coupes et des diplômes ont été remis aux 4 premiers. La première place est revenue à l’USAMK. La salle CSP de Berchiche a vibré par la présence d’un nombre satisfaisant de spectateurs venus acclamer les athlètes, où ils ont pu aussi assister à un récital de poésie d’une étudiante en tamazight, Hamdi chia, ainsi qu’aux chants de la chorale de la troupe scout Salhi Hocine.
Y a-t-il eu des invités particuliers pour cet événement ?
J’ai essayé de toucher tout le monde, mais la fête de l’Aïd a un peu chamboulé mon programme. Je remercie, tout de même, tous les présents pour avoir répondu favorablement à notre invitation, quant aux absents, ils sont excusés vu la conjoncture.
Comment avez-vous géré les festivités qui se sont déroulées dans quatre sites différents ?
Grâce à Dieu tout s’est déroulé dans de très bonnes conditions. Il suffit simplement de croire en ses capacités et tout deviendra possible. Le programme a été réalisé à 90%, avec la projection du film Tiwizi, la poésie, les débats et les portes ouvertes sur la discipline. Concernant la gestion des festivités et ma présence sur les quatre lieux, personnellement, je suis habitué à la surcharge dans le travail, car je me prépare durant la nuit et j’exécute dans la journée.
Dans quelles conditions se sont passées les festivités de la journée du 4 novembre au village Ath Amer Uyub?
C’était grandiose, surtout avec la présence des différentes catégories d’âge, de 4 à 93 ans, et dans une belle journée ensoleillée. Tous les présents étaient joyeux, il y avait des chants et des youyous. Les fusils de chasse ont été de la partie pour nous faire rappeler Novembre 1954. La présence des jeunes scouts et de la poésie révolutionnaire a fait vibré le cœur des présents en rendant hommage Chahid de notre Révolution. Même s’il est rageant de voir que nos villages sont toujours en ruine, sans routes accessibles, ni eau potable…
Les présents ont été conviés à un délicieux couscous pour le déjeuner et à Tibouaajajines avec de la confiture pour le goûter, sans oublier l’eau de source dans les cruches aromatisées par les feuilles de lentisque (Amadaghe).
Les autorités locales ont-elles répondu à vos invitations ?
Malheureusement non, même pas pour quelques minutes, contrairement aux écrivains et auteurs qui étaient présents pour rendre hommage aux enfants du village tombés au champs d’honneur.
En tant qu’enfant du village, comment avez-vous vécu cet événement?
Très heureux et fier d’avoir accompli mon devoir vis-à-vis de mon village et des villageois, je suis heureux d’avoir trouvé toute une brigade de volontaires armés de savoir et de courage qui m’on aidé à réaliser ce projets.
Peut-on connaître vos projets futurs?
La retraite n’est pas toute proche, par contre, beaucoup de projets sont dans mon agenda et qu’Allah m’aide à les concrétiser.
On vous laisse le soin de conclure…
Je souhaite que les responsables donnent plus de leur temps pour les associations. Mes remerciements vont au directeur de la jeunesse et des sports de la wilaya de Béjaïa, pour tout ce qu’il fait pour notre association, à Yahiaoui Idir et Ourabah Mohand, pour leur contribution, au P/APC de Fenaia, qui a mis à notre disposition des bus pour la journée du 4 novembre, à Bouzida Said gérant d’une entreprise des travaux public, à toutes les associations qui étaient présentes, à la Radio Soummam, à Djenadi Ahmed (A.Com international), à Benouaret Idir, à toutes les personnes qui m’ont aidé pour réussir cet événement, à nos élèves et au comité de l’association USAMK, sans oublier votre journal qui m’offre l’occasion de m’exprimer.
Entretien réalisé par Zahir Hamour

