Le problème des décharges publiques

La gestion des ordures ménagères est loin d’être une entreprise aisée : les grandes villes dans le monde y sont confronté et chaque pays s’ingénie à trouver les solutions qu’il faut pour résoudre le problème. Les ordures constituent, en effet, une sources importante de pollution et si on n’ y prends pas garde, elle peuvent poser des problèmes de santé publique graves. La kabylie, autrefois connue pour la propreté de ses villes, connaît aujourd’hui une situation désastreuse en matière de gestion des ordures. Non seulement les décharges autorisées sont saturées mais, en plus, des décharges sauvages poussent comme des champignons, parfois même aux portes des localités. en plus des odeurs fétides qui s’en dégagent, les ordures ménagères polluent les caux, les terres cultivées ainsi que la couverture végétales et même la faune. Elles favorisent aussi la prolifération des microbes et des rats, avec les risques de maladies que l’on connaît. A Tizi Ouzou, la direction de l’environnement de la wilaya a décidé de prendre le taureau par les cornes, en élaborant un nouveau programme, prévoyant notamment la création d’unes décharges par les cornes, en élaborant un nouveau programme, prévoyant notamment la création d’une décharge par groupe de trois à quatre commune. Le problème est que les communes refusent d’abiriter ces décharges : chacune est d’accord pour cela mais à condition que ce ne soit pas sur son territoire ! S’il est vrai qu’il faut nécessairement domicilier les nouvelles décharges, il n’est pas moins vrai que les décharges, ainsi qu’elles sont conçues actuellement, causent de gros inconvénients et sont elles-même polluantes (on pense aux odeurs provenant des incinérations à ciel ouvert). Il appartient donc aux autorités de proposer des installations de traitement convenables des ordures, qui respectent l’environnement et ne constituent pas une gêne pour l’homme.

S. Aït Larba