Maâtkas Meurtres, vols, rackets et actes de vandalisme – L’insécurité sévit

Maâtkas, comme son nom l’indique, a toujours été connue pour la générosité de ses citoyens et leur attachement à la paix, mais au fil du temps, cette paisible région a perdu son label de localité calme.

Après les nombreux kidnappings enregistrés ces dernières années et les actes de terrorisme qui ont endeuillé la localité dont le dernier remonte au Ramadhan passé où trois braves citoyens ont été assassinés par les hordes sanguinaires dans le village El Bir. Les vols en tout genre et les actes de vandalisme se sont multipliés. La poste du village Ihadadhen a été visitée au courant de la semaine écoulée par des malfrats qui croyaient trouver des trésors cachés. Ne trouvant rien, ils ont vandalisé les lieux qui venaient à peine d’être refaits. Signalons que la plupart des bureaux de poste des villages de Maâtkas sont actuellement fermés pour des raisons liées à l’insécurité qui y règne. Des vols de véhicules ont aussi été enregistrés dans la région. Les lieux de débauche prolifèrent, aussi, malgré les efforts des forces de sécurité qui ont effectué plusieurs descentes et opérations coup de poing, dont la dernière remonte seulement à une semaine. L’ex gare de Maâtkas renseigne sur l’ampleur de la débauche qui y sévit. Un autre drame familial est venu s’ajouter au chaos qui tend à se généraliser. Un homme s’est acharné sur ses deux frères, tuant l’un d’entre eux et blessant grièvement le deuxième qui se trouve jusqu’à présent en soins intensifs dans un hôpital de la capitale. Tout cela pour une histoire d’héritage. Quelques jours plus tard, un jeune a été retrouvé mort dans le fourgon qui le transportait de Tizi-Ouzou. Nos sources ont indiqué que le jeune voyageur a été peut-être victime d’un malaise cardiaque au cours du voyage. L’identité du défunt nous est pour l’instant inconnue. C’est dire que le climat d’insécurité reprend du poil de la bête, plongeant les populations locales dans une inquiétude jamais connue auparavant. Ajouter à tout cela, les problèmes du chômage, de la cherté de la vie et de la chute du pouvoir d’achat des ménages. Le compte y est, pour faire de Maâtkas une région où il ne fait pas bon vivre par les temps qui courent. Qui fera quoi pour rendre le sourire et la quiétude aux paisibles citoyens de Maatkas ? La question reste malheureusement sans réponse, à moins que les services de sécurité les autorités concernées et la population conjuguent leurs efforts pour endiguer ce climat d’incertitudes, d’obscurité et d’inquiétude.

B. A.