Après que leur revendication eut été satisfaite grâce à leur mobilisation durant l’été dernier, voilà les habitants d’Imazgharène qui renouent avec le manque d’eau. « C’est inadmissible de rester un mois sans eau. Et pourtant, nous ne sommes pas en été. L’eau n’a pas coulé des robinets bien avant l’Aïd », nous a déclaré un membre du comité d’Imazgharène. Et d’ajouter : « Nous nous sommes rendus avant-hier à l’ADE de Draâ El Mizan et nous avons soulevé le problème. Si l’eau ne serait pas pompée dans les vingt-quatre heures après cette entrevue avec ces responsables, nous allons passer à l’action ». Bien que la région ait été programmée pour bénéficier du transfert de l’eau du barrage de Koudiat Acerdoune, la pénurie persiste. Selon des sources proches de l’APC, à l’exception du chef-lieu qui est alimenté comme il se doit, dans les villages, aucune amélioration n’est visible. « Actuellement, nous avons trois réservoirs de 500m3 chacun qui sont en cours de réalisation sur tout le territoire de la commune. Une fois réceptionnées, ces infrastructures hydrauliques vont peut-être nous aider à recevoir les quantités d’eau pompées. Mais, il faudrait par ailleurs revoir le programme de distribution car, même celui-ci, n’est pas bien tracé », a ajouté une autre source locale. Durant le mois d’août dernier, les habitants d’Imazgharène ont occupé durant une semaine les sièges de l’APC de Frikat, de la daïra de Draâ El Mizan et ont même exprimé leur colère devant l’ADE. Pour le moment, la seule revendication concrète est celle de démolir la vieille école d’Imazgharène Est pour recevoir le projet d’une salle de soins.
« On a entendu que le projet a été confié à une entreprise, mais les travaux ne sont pas encore lancés.
Les lenteurs administratives entravent le lancement de tout ce qui est prévu pour notre village », a souligné notre premier interlocuteur. Et d’évoquer le projet d’assainissement.
« Ce dernier a été confié depuis le mois de juillet dernier, mais l’entreprise attend toujours l’ordre des services pour son lancement », a-t-il enchaîné.
Les citoyens d’Imazgharène tiennent leur mal en patience en attendant le déblocage de toutes les situations.
Amar Ouramdane
