Flambée des produits avicoles

l Les agriculteurs réagissant à l’inflation touchant la chaîne de production de leur produits ne voient pas d’autres alternatives pour pérenniser leurs activités que d’augmenter leur prix. Le poulet, produit au centre d’une forte demande à l’occasion du nouvel an, atteint 230 à 250 DA le kilo. La hausse des prix touche aussi la viande de volaille (dinde) par exemple qui oscille en ce moment autour de 400 DA le kilo. La flambée des prix des œufs atteignant pour la première fois 9, voire 10 DA l’unité est liée elle aux aléas d’un marché où le coût de revient à la production a connu une escalade. « Le prix de l’aliment qui nourrit les poules pondeuses est passé de 1930 DA le quintal à 2600 DA », se lamente un producteur. Il semble que ces aviculteurs ignorent tout de ses qualités animalières et que les conditions de reproduction de la poulette ou de son importation sont loin d’offrir aux éleveurs les exigences sanitaires universelles qui les prémunit par exemple de la mauvaise production ou des mortalités qui dépassent les seuils prévus.

Z. F.

Terres en jachère

l Les terres habituellement emblavées en céréales à travers la commune de Boudjellil sont en substance laissées en jachère cette année. Dans cette région où l’on ne pratique qu’une céréaliculture de subsistance ou alors destinée à l’alimentation du bétail notamment l’orge et l’avoine 90% des terres plates et fertiles n’ont en effet pas été ensemencées. L’irrégularité des pluies semble être le premier facteur à avoir découragé plus d’un cultivateur cette saison sachant que même dans les régions à vocation céréalière, la campagne ayant été tributaire des pluies d’automne dernier. Cependant, d’autres raisons et pas des moindres sont venues s’ajouter au concours de circonstances qui ont fait que cette culture ne puisse pas prospérer cette année. Effectivement, les petits paysans de campagne, qui avaient l’habitude de s’assurer l’autosuffisance alimentaire de leurs petits troupeaux, ont abdiqué à la flambée sans précédentdes prix des semences. La preuve de l’inaccessibilité à ces graines de multiplication, on la trouve à la CAPS de Tazmalt. Les cultivateurs sont étonnés par la cherté excessive de ces matières premières pourtant produites à l’échelle nationale ces dernières années. Le blé est à 3 200 DA le quintal, l’orge à 2 300 DA et l’avoine à 4400 DA. L’avesce avoine quant à elle caracole majestueusement au tableau des tarifs à 7500 DA. La botte de foin revient à 350 DA.

Z. F.