Volley-ball Ramdane Lehad Président de la Ligue pôle de Tizi-Ouzou – «Seuls deux clubs sur les onze engagés disposent de salles»

Le président de la ligue pole de volley-ball de la wilaya de Tizi-Ouzou nous parle dans cet entretien du coup d’envoi du championnat et des objectifs cette saison. Il évoque aussi les problèmes dont souffre la discipline, peu pratiquée dans la wilaya.

La Dépêche de Kabylie : Vous avez donné le coup d’envoi du championnat vendredi passé. Pouvez-vous nous donner plus d’informations sur ce début de compétition ?

Ramdane Lehad : Oui, on a effectivement donné le coup d’envoi du championnat du volley-ball de la ligue pole de Tizi-Ouzou, qui regroupe trois wilayas, Tizi-Ouzou, Bouira et Boumerdès. Pour cette saison, on a enregistré l’affiliation de ces clubs : l’ES Azeffoun, JS Azazga, AC Aghribs, CS Ighil, JSC Maâtkas, CS Mouloud Mammeri, JS Béni Amrane, WR Taouerga et l’USF Dellys. Ces clubs là ont engagé deux petites catégories, à savoir les minimes et les cadettes filles, qui disputeront un championnat aller-retour. Pour la catégorie benjamine, les clubs, en concertation avec la ligue ont décidé que chaque équipe organisera son propre tournoi. En revanche, pour le championnat garçon (minimes et cadets), la ligue a enregistré l’engagement de quatre clubs seulement, à savoir le CA Fréha, CS Ighil, JS Béni Amrane et la JSC Maâtkas. Pour cette catégorie, la ligue, toujours en concertation avec les clubs, a pris la décision de jouer des tournois dans les deux catégories, vu le nombre inférieur des clubs engagés. Cette année, on sent un intérêt et un écho particulier des clubs, qui sont animés d’une bonne volonté pour réussir cette saison.

Qu’avez-vous prévu s’agissant de l’organisation et la bonne marche du championnat ?

Nous avons installé une commission d’arbitrage qui assurera l’encadrement des jeunes arbitres et les journées pédagogiques une fois par mois. Comme elle a, aussi installé une commission technique présidée par le directeur technique de la wilaya (DTW) et deux entraîneurs de la wilaya, qui seront chargés d’assurer l’organisation de la sélection des différentes sélections de la wilaya dans les trois catégories engagées (Minimes, cadets et benjamins). La ligue compte 19 arbitres de wilaya, 9 régionaux et 10 fédéraux. Comme on a installé une direction d’organisation sportive, qui assurera en compagnie de la commission d’arbitrage le bon déroulement du championnat. Il y aura aussi une commission des jeunes talents, qui sera chargée de détecter les jeunes talents des différentes sélections. On entretient de bonnes relations avec le BF de la ligue et les autres ligues avec lesquelles nous travaillons ensemble.

Avez-vous les sources financières pour assurer le bon déroulement du championnat ?

Franchement, les subventions de la DJS et de la wilaya sont insuffisantes pour assurer le bon déroulement du championnat. C’est vrai que Aziz Tahir ne nous refuse rien et nous aide beaucoup, mais ces subventions restent au-delà de nos ambitions. Nous demandons aux autorités locales de nous aider financièrement pour atteindre nos objectifs cette saison.

Quels sont vos objectifs cette saison ?

Notre objectif, c’est d’assurer bien sûr un bon déroulement du championnat et élever le niveau technique de nos athlètes. Nous organiserons aussi un tournoi de beach-volley à Azeffoun, cet été. Nous allons organiser un stage d’entraîneur au mois de décembre (vacances scolaires) et un stage d’arbitrage, en plus d’autres projets ambitieux pour élever le niveau de cette discipline dans la wilaya.

Pourquoi, selon vous, le volley-ball est-il peu pratiqué dans la wilaya ?

Cela est dû essentiellement au manque d’infrastructures. Sur les 11 clubs engagés, seulement deux ont des salles où jouer. L’exemple le plus édifiant est celui de la JS Azazga. C’est le seul club qui joue dans l’élite et n’a même pas de salle où s’entraîner et se trouve contraint de recevoir ses adversaires à Azeffoun. Un club pareil doit au moins avoir une salle à sa disposition, sans parler des autres moyens. On a des hommes, on a de bons encadreurs. Ce qui nous manque, ce sont les infrastructures et les moyens financiers.

On vous laisse le soin de conclure.

J’espère que nous allons réussir tous ensemble une bonne saison. Les membres de la ligue pole de Tizi-Ouzou, sont animés d’une bonne volonté et d’une détermination inébranlable pour réussir cette saison et sortir cette discipline lésée dans la wilaya de son gouffre, en lui donnant un second souffle, qui élèvera son niveau. Je demande aussi aux clubs de nous aider et de travailler en étroite collaboration avec nous pour le bon déroulement du championnat. Je suis optimiste et serein pour réussir cette saison et faire mieux que lors des précédentes.

Entretien réalisé par : K. Kader