Tizi Gheniff Ils ont bravé le mauvais temps – Les habitants d'Ameddah ferment le siège de la daïra

En dépit d’une pluie fine qui s’abattait, depuis la matinée, sur la ville de Tizi Gheniff, les citoyens d’Ameddah sont descendus de leur village pour fermer la daïra, une deuxième fois après l’avoir fait en mars dernier.

Ils sont revenus reposer les mêmes problèmes, à savoir le bitumage de la route qui mène de leur village au chef-lieu et le projet du gaz de ville.

« Nous voulons du concret car nous savons, maintenant, que les promesses sont données seulement pour nous calmer et gagner du temps », nous a dit le président du comité de village, M. Chikh Mokrane. Et d’ajouter:  » au mois de mars, ils nous ont promis de satisfaire nos revendications au plus tard au mois de juin. Malheureusement, et bien que nous leur avons accordé cinq mois de plus, rien n’a été fait ». Voulant savoir si les citoyens aimeraient rouvrir les négociations avec les autorités, notre interlocuteur nous a répondu qu’ils exigeaient d’avoir face à eux des responsables de la wilaya qui ont plus de prérogatives pour agir.  » A quoi bon dialoguer avec des responsables qui n’ont pas tenu leurs engagements? », s’est-il interrogé. Le village d’Ameddah est situé à huit kilomètres de la ville de Tizi Gheniff, dans la région frontalière avec la wilaya de Bouira. Les habitants ne trouvent même pas de « clandestins » pour les transporter au chef-lieu de la daïra. « Nous souffrons toujours de l’isolement et même les fraudeurs qui assurent cette ligne refusent de descendre et redescendre si les places ne sont pas toutes occupées.

Il faut attendre des heures et heures pour faire un déplacement vers Tizi Gheniff « , s’est élevée une voix dans la foule en évoquant, surtout, le délabrement de l’axe routier, sur environ quatre kilomètres, qui relie le village au chef-lieu de la daïra. Alors que pour le gaz, les résidents de ce village doivent faire des kilomètres dans la quête d’une bouteille de gaz, notamment en hiver. En tout cas, selon les personnes que nous avons approchées, l’action durera le temps qu’il faudra et la balle est désormais entre les mains des autorités.

Amar Ouramdane