L’alimentation en gaz naturel dans le village d’Aït Imghour relevant de la commune de Mechtras, ne s’avère pas prête à être achevée très bientôt, comme il a été déclaré précédemment par le premier responsable de la municipalité.
Faute du retard et de l’anarchie qui règne dans la réalisation des travaux, les villageois s’apprêtent à passer une autre saison hivernale, qui s’annonce froide, sans l’alimentation en gaz naturel. «On a hâte d’attendre depuis des années, le branchement à ce réseau et la fin du calvaire des bouteilles de gaz butane, semble devenir un rêve difficile à réaliser», clame un villageois. Il est à noter qu’en plus des nombreux arrêts, depuis le début des travaux de réalisation du dit projet de gaz à Aït Imghour, l’anarchie est aussi remarquablement affichée, quant à la manière de sa réalisation. En effet, dès qu’un chantier est entamé dans un quartier, il est vite délaissé et l’on passe à un autre quartier, causant des désagréments aux villageois. Dans ce sillage, l’un d’eux dira : «De loin, on croirait que tout est fini, accompli, et qu’il ne reste que le branchement à l’intérieur des foyers. Cependant, la réalité est tout autre. L’entreprise réalisatrice n’achève pas le travail, laissant derrière elle d’énormes trous, sans la remise en l’état. A titre d’exemple, celui de l’arrêt des fourgons, qui représente un énorme danger aux passants surtout aux enfants et aux vieux. Cette profonde fosse a été laissé ainsi pendant plus d’un mois, si ce n’est quelques citoyens qui l’ont fermée, et ce avant d’être rouverte récemment pour la reprise des travaux». Ceci, faut-il le souligner, en plus du réseau d’alimentation en eau potable endommagé à maintes reprises et endroits. «Ni les avaloirs qui sont devenus inexistants, ni encore les conduites d’eau ne sont épargnés par l’entreprise qui a pris en charge ce projet», affirme un citoyen . Ceci sans oublier bien sûr que pas moins de deux accidents, qui ont failli ôter la vie aux citoyens, pour ne compter que ceux-ci, sont enregistrés depuis le début des travaux, en particulier celui survenu, suite à la perte de contrôle d’un conducteur de camion de l’entreprise réalisatrice du projet. Il est à souligner également que l’extension dans le projet d’alimentation en gaz, jusqu’au quartier dit Azaghar, situé sur la RN 30 et dépendant administrativement de la commune de Boghni, a été arrêté officiellement par les autorités. C’est du moins ce que nous avons appris mercredi d’une source proche du dossier. Cette dernière affirme qu’«une commission de wilaya a procédé à l’arrêt de l’avancement de ce raccordement, vers le quartier d’Azaghar». Ceci, alors que pas moins de 430 foyers sont recensés dans le cadre des omis et des oubliés dudit projet de gaz, uniquement au chef-lieu communal, selon une source proche du dossier. Notons aussi que par rapport à ce que le P/APC a affirmé sur l’important taux d’alimentation en gaz naturel, au chef-lieu de la commune de Mechtras, il s’avère que certains quartiers ne sont pas encore alimentés en gaz naturel. En guise de réponse sur ce point, l’APC a avancé comme argument, selon ces omis, l’étroitesse des accès au niveau de ces villages. Revenant sur les désagréments des citoyens quant aux multiples dégâts engendrés lors des travaux, cette fois au chef-lieu communal, un habitant du quartier Taghardemeth nous a révélé qu’il continue à ce jour, d’en payer les conséquences. «Ma conduite d’eau a été saccagée par l’entreprise chargée de la pose de la conduite de gaz naturel. L’entreprise a plié bagages et changé de wilaya avant même la fin du projet de gaz, sans procéder aux réparations. Après maintes réclamations, j’ai dû procéder à la pose d’une nouvelle conduite à mes frais. Ceci n’a pas empêché les services de l’ADE de me réclamer le payement de pénalités, bien que je possède une attestation délivrée par l’APC, reconnaissant la responsabilité de ladite entreprise». Il est enfin important de souligner qu’entre la réalité sur le terrain et les déclarations et estimations des autorités locales sur l’avancement des travaux de réalisation du projet de branchement en gaz naturel, que se soit au niveau du chef-lieu de la commune de Mechtras qu’au village d’Aït Imghour, relevant de cette dernière, il y a une grande différence.
B. H.

