Les habitants des villages d’Amaârat, Djellada, Taâzibt, Taourirt et Tala Imedra ont fermé hier, les sièges de daïra et d’APC de Barbacha pour maintenir la pression sur les pouvoirs publics, tout en maintenant le blocus de la RN 75 depuis avant-hier, dimanche, au niveau de deux endroits, ceux de Tala Imedra et d’Amaârat-Centre.
Une fermeture qui a pénalisé quelque part les usagers de la route qui mène de Barbacha vers Amizour et de cette dernière vers le chef-lieu de la commune des contestataires (dont dépendent les citoyens des villes citées en haut).
Il faut dire que tous les usagers, que ça soit les transporteurs, les travailleurs et même les voyageurs étaient obligés de faire le détour pour arriver à leurs destinations. Ils ont emprunté donc la route qui passe par Ait Sidi Ali, Boumeraou, El Hamma et Taddart Tamokrant pour y arriver soit à Béjaïa, soit à Amizour.
C’est-à-dire parcourir plus de quatorze kilomètres supplémentaires pour y arriver, ajouter à cela la vétusté de la route qui ne permet pas une meilleure circulation routière. Bref, réunis dans la soirée de dimanche (avant-hier), les présidents des comités des cinq associations contestataires sont sortis par une décision qui consiste à laisser la fermeture de la RN 75 effective au niveau des deux endroits, tout en passant à la vitesse supérieure, à savoir la fermeture des deux sièges de la daïra et de l’APC, pour faire entendre leurs voix.
Le président de l’association Chachnak de Djellada nous dira : “Après l’augmentation des tarifs injustifiés de la part des transporteurs des lignes Barbacha-Béjaïa, ajouter à cela la non-satisfaction de la plate-forme de revendications déposée le 10 mai 2011 au niveau des instances concernées, ni encore moins la demande d’audience formulée auprès du wali en date du 3 juillet de cette année, qui n’a jamais connue de suite, nous avons jugé utile de passer à l’action, et où les problèmes des citoyens des cinq villages (El Khems) doivent être pris en charge. Les autorités locales saisies déjà à maintes reprises n’ont pas répondu à nos doléances, prétextant que la prise en charge de ces problèmes n’est pas à leur niveau, en d’autres termes incapables de les régler. Chaque fois, c’est la même réponse et la fermeture de l’axe Amaârat-Amizour est devenue indispensable pour faire valoir nos droits. On a estimé que c’est la seule voie qui nous reste pour faire valoir nos revendications, qui sont somme toute légitimes. Maintenant, puisque la fermeture de la RN 75 n’est pas suffisante, on a décidé lors de la réunion tenue hier, de procéder à la fermeture des sièges de la daïra et de l’APC, tout en maintenant la fermeture de la RN 75 effective. On ira jusqu’au bout de nos revendications et on ne lâchera pas prise, tant que les problèmes se règlent souvent de cette manière”.
M. R

