Draâ El Mizan Elle a été libérée jeudi par les villageois de Maâmar – La RN25 rouverte à la circulation

Les habitants de Maâmar ont finalement levé jeudi en début de matinée, les barricades qu’ils avaient placées depuis lundi dernier au niveau de la RN 25 reliant Draâ El Mizan à Tizi-Ouzou. La décision a été prise suite à des discussions qui auraient été initiées par les autorités locales. Selon une source proche de cette contestation, la principale revendication, à savoir la résorption de l’habitat précaire de la cité sera débattue ce dimanche dans une réunion qui regrouperaient les élus, les représentants des citoyens et ceux de l’OPGI de Tizi-Ouzou. Assurément, c’est l’option de la démolition, partie par partie, et le recasement des familles qui n’auraient pas où aller dans des logements sociaux à Draâ El Mizan, en attendant la construction des logements RHP sur le site même. « Si les solutions apportées ne sont pas convaincantes, nous reprendrons les actions de rue », nous a dit l’un des contestataires qui ne voulait pas de cette suspension de l’action contestataire. Alors que pour les autres points, à savoir le raccordement de Maâmar au réseau de gaz naturel, la dotation du foyer de jeunes en équipements, dont la valeur est estimée à une quarantaine de millions de centimes, le raccordement au réseau de l’eau du barrage de Koudiet Acerdoune, feront l’objet de négociations avec les services concernés afin d’arrêter les délais de réalisation. Même si cette mobilisation n’a encore rien acquis de concret, il est à dire que les protestataires ont été quand même entendus, d’autant plus que des réunions seraient programmées incessamment en vue de mettre fin à cette marginalisation. Le déblocage de la situation a été très bien accueilli par la population locale, notamment les usagers de cet important axe routier, car déjà il faut dire que cela les a pénalisé au plus haut point. « Si la route était restée bloquée, il y aurait eu des conséquences fâcheuses sur le quotidien des habitants de la région », pense un responsable local. Bien que ce soit là des revendications légitimes, le recours à ces actions extrêmes reste un moyen pénalisant en premier lieu pour le commun des citoyens.

Amar Ouramdane