Lassé d’attendre la satisfaction de leurs revendications, les corps communs, les ouvriers professionnels et les agents de sécurité affiliés à l’Union nationale des professeurs de l’éducation et de la formation, ont mis hier, leur menace d’une grève de deux jours à exécution.
“Le premier jour de ce mouvement de grève a connu un important suivi, dans la majorité des wilayas du pays», nous a signifié le secrétaire général de l’Unpef, contacté hier, au téléphone. Cette action de protestation a été largement suivie, avec un taux de 82% dans les wilayas, de Béjaïa, Bouira, et Tizi-Ouzou. En outre, ce taux de participation a atteint 70% dans la wilaya de Boumerdès, et 60% à Alger.
Ce syndicaliste a estimé qu’“une fois l’action répandue, le taux de suivi sera sans doute plus imposant au deuxième jour de ce débrayage”.
Le recours à ce mouvement de protestation découle, selon la même source, de “l’exclusion et la marginalisation exercées par le ministère de l’Education nationale à l’égard de cette tranche de travailleurs, qui sont payés à 15 000 DA par mois”.
“Les corps communs, les OP et les agents de sécurité déplorent le fait que le régime indemnitaire des travailleurs du secteur de l’éducation soit révisé et leur grille de salaire revalorisée alors que les corps communs demeurent toujours sous payés, et leur régime indemnitaire non révisé», lit-on dans le communiqué de l’Unpef.
Les corps communs et les OP dénoncent vigoureusement “les menaces et les pressions pratiquées par certains directeurs d’établissements scolaires à l’égard des grévistes», précisant “nonobstant ces pressions, le débrayage des corps communs, les OP et les agents de sécurité a été un franc succès”.
Ces derniers réclament “la révision de leur régime indemnitaire et l’octroi d’une indemnité spéciale pour cette catégorie, notamment prime de risque et prime de qualification”.
Il convient de rappeler en outre, que les corps communs, ouvriers professionnels et agents de sécurité réclament leur intégration dans le secteur de l’éducation, “en raison de leur relation directe avec les élèves et le staff pédagogique”.
Les corps communs et ouvriers professionnels ainsi que les agents de sécurité ne comptent en aucun cas baisser les bras jusqu’à la prise en charge totale de leur plate-forme de revendications dans laquelle figure la : “prime de rendement à hauteur de 40%, au lieu des 25% en vigueur, avec effet rétroactif à partir de 1er janvier 2008, la baisse du volume horaire, l’ouverture des postes budgétaires, la régularisation des contractuels, ainsi que le droit à la formation et à la définition des missions des corps pour faire barrage à l’exploitation tous azimut”.
L. O. Challal
