Les élèves du CEM de Tizi N’Tlata en grève…

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Les élèves du CEM de Tizi N’Tléta ont observé leur deuxième jour de débrayage pour dénoncer l’état lamentable dans lequel se trouve leur établissement.

Les grévistes réclament, entres autres, la rénovation des salles de classes, l’aménagement de la cour, la réhabilitation des sanitaires ainsi que la réalisation des canalisations des eaux usées se trouvant devant le portail. « Il suffit d’une petite virée, pour constater le délabrement de l’établissement, la toiture lézardés, la peinture détachée des murs, l’eau qui pénètre à l’intérieur des salles, les sanitaires qui ne sont pas entretenues et qui dégagent de mauvaises odeurs, l’électricité et le gaz de ville inexistants», s’insurge un collégien. Un autre poursuivra : « Nous sommes contraints de passer quotidiennement sur des égouts, et cela sans que les services concernés songent à des aux travaux d’assainissement ». Quant à la journée d’hier, les manifestants ont durci leur mouvement en allant jusqu’a occuper la mairie de Tizi N’Tléta durant plus d’une heure. « C’est la seule solution pour faire entendre nos doléances, nous avons alerté les responsables de cet établissement, mais sans suite. Et les conditions de scolarisation se dégradent de plus en plus » ajoutera-t-il. Une réunion d’urgence a été tenue entre l’association des parents d’élèves, le directeur de l’établissement et le P/APC. Pour en savoir plus, nous avons pris attache avec un membre de l’association des parents d’élèves qui énumèrera les carences : « le CEM est vraiment dans état dégradé au point où la scolarité de nos enfants soit devenue très difficile. En plus de l’inexistence du chauffage et de l’électricité l’eau pénètre à l’intérieur des salles. Au milieu de la cour, les sanitaires dégagent des odeurs nauséabondes, et le pire, un oued d’eaux usées est à un mètre du portail ». Et d’enchaîner : « Nous avons tenu une réunion avec le directeur et le maire, hélas, les doléances n’ont pas été prises en charge ». Du coté de la mairie, Hocine Souam se démarque de la responsabilité de la dégradation de l’établissement. Ce dernier accuse le premier responsable du CEM et, aussi, la tutelle qui n’a guère effectué les travaux nécessaire pour une bonne scolarité des enfants. Notre interlocuteur nous fait savoir que « la mairie est restée fermée durant toute la journée par mesure de sécurité ». Précisant que « les revendications des ces collégiens sont légitimes ». Les collégiens ne comptent pas baisser les bras et ce, jusqu’à l’aboutissement de leurs revendications.

B. K.

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