Grâce à la volonté d’un villageois de Aït Mendes, une grande localité relevant de la commune de Boghni, des actions pour la protection de la nature et de l’environnement sont menées quotidiennement dans la région riche, faut t-il le rappeler par sa phone et sa flore.
Cette richesse s’explique par l’attachement des habitants des villages perchés sur les collines surplombant la vallée de Boghni, transformée en grand centre urbain, au travail de la terre notamment par la préservation des oliveraies et l’intérêt qu’ils vouent au domaine familial. De plus, la proximité au parc national du Djurdjura classé réserve de biosphère a aidé les citoyens à avoir une culture écologique comme cette initiative prise par un homme complètement dévoué à la défense de la nature de toutes les formes d’agression qu’elle continue de subir, cela en menant avec quelques amis une opération d’installation de panneaux de sensibilisation pour la protection de l’environnement. Il s’agit de Hamzaoui Abdelkader, le principal initiateur de plusieurs volontariats organisés à Aït Mendés et ses environs dont le dernier remonte au mois de décembre dernier et couronné d’un grand succès, d’autant plus que les villages ont adhéré à cette bonne œuvre. L’adhésion des habitants d’Aït Mendes s’est exprimée à travers la grande opération de nettoyage des rues et du démantèlement de plusieurs décharges sauvages jonchant les accès menant vers la localité. C’est dans ce sillage que les choses ont évolué pour des actions comme celle qui a commencé une semaine après l’action de lutte contre les saletés, à savoir la mise en place des panneaux pour lesquels 21 sites ont été choisis pour les rendre visibles. Ainsi donc, les bénévoles amoureux de la nature, avec l’aide de quelques bonnes volontés, ont déjà placé huit panneaux acquis grâce à la contribution financière d’un bienfaiteur et des dons de citoyens. Ils ont pu en l’espace de quelques jours sans l’aide d’une quelconque autorité orner les routes, notamment toutes les entrées vers les villages de Aït Mendes, soit en passant par Boghni ou par Assi Youcef, de grand format portant des écriteaux comme «pour un village propre et joli» ou «j’aime la nature, je la protège». Le site de Tala Guillef devra aussi bénéficier de la même opération, du fait que la direction du parc national du Djurdjura à travers son antenne de Boghni ne voit pas d’inconvénient lorsqu’il s’agit d’œuvrer à la protection de la nature, mais avec l’idée de lutter contre toutes les intrusions de gens peu scrupuleux, faisant du site un lieu de pratiques illicites et immorales pour notre société d’où l’appel lancé par notre interlocuteur de rendre à Tala Guillef son cadre familial. Enfin, il faut savoir qu’un projet de création d’une association de protection de l’environnement est né à Aït Mendes et ses premières assises seront organisées dans les prochains jours.
M. Haddadi

