Les laborantins de l’éducation nationale montent au créneau et expriment leur ras-le-bol vis-à-vis de l’indifférence de la tutelle concernant leurs doléances. Et pour cause, ils ont décidé d’observer un sit-in national demain devant le ministère de l’Education.
Pas moins de 8 000 laborantins dénoncent avec force la marginalisation et l’indifférence de la tutelle, concernant leur réintégration dans le corps de l’éducation.
“Nous avons obtenu le diplôme d’adjoint technique de laboratoires (ATL), avec une affectation au niveau de différents établissements scolaires ou nous exerçons depuis des quinzaine d’années. La formation que nous avons reçue dans les instituts technologiques de l’éducation devrait suffire pour nous permettre de jouir d’un statut au sein du secteur de l’enseignement ainsi que notre classification puisque nous avons été rétrogradés de la 11/3 à la 7», ont expliqué les laborantins de l’éducation nationale, lors d’une conférence de presse donnée à Alger.
Ces derniers ont estimé que cette décision est “injuste», puisque leurs fonctions sont de qualité pédagogique, et elles n’ont rien à voir avec les corps communs.
“C’est une grave erreur de nous affecter aux corps communs, parce que cela veut dire qu’on peut travailler dans tous les secteurs alors que nos diplômes sont d’ordre pédagogique», a noté un des laborantins.
De ce fait, ces derniers réclament l’application de l’article 315-08 du statut de l’éducation nationale qui leur accorde l’intégration dans le corps de l’éducation. “Nous exhortons les pouvoirs publics et en particulier notre ministre de l’Education M. Benbouzid, à revoir notre cas et à nous intégrer dans le corps de l’éducation», ont-ils précisé.
Tout en appelant à un rassemblement national le 23 de ce mois en cours devant l’annexe du ministère de l’Education nationale.
“En dépit de toutes les actions de protestation qu’on a observées, la tutelle continue à faire la sourde oreille, en refusant d’ouvrir une porte de dialogue avec nous, afin de régler notre situatio», se sont indignés les laborantins.
Ces derniers n’ont pas manqué également, de dénoncer les conditions “misérables” dans lesquelles ils exercent leur travail, notamment le manque de moyens dans les laboratoires. “On est toujours menacé d’être atteints de maladies à cause des produits chimiques, parce qu’on n’a pas de moyens pour se protéger», a lancé une laborantine.
Samira Saïdj

