Nouveau lycée de Tassaft – Les élèves internes ferment l’établissement

Une trentaine d’élèves du nouveau lycée de Tassaft, relevant de la daïra de Aïn El Hammam, qui poursuivent leur scolarité en régime d’internat, ont déclenché avant-hier, une journée de protestation et ont procédé à la fermeture du portail de l’établissement, empêchant du coup leurs autres camarades d’y accéder.

Les protestataires ne contestent pas les conditions pédagogiques ou une surcharge des programmes, mais exigent, tout simplement, que « soit supprimé le régime d’internat » auquel ils sont soumis et cela à cause des conditions et des commodités d’hébergement qu’ils estiment « difficiles et insupportables ». Ils ont mis en avant, notamment, « l’insuffisance de chauffage dans les box des dortoirs ».

Sitôt l’information parvenue, les présidents des APC d’Akbil et d’Iboudrarène, le premier concerné directement par le problème de ces élèves grévistes qui sont de sa municipalité et le second du fait que beaucoup de lycéens de sa commune sont scolarisés, en demi-pension, dans cet établissement, se sont rendus sur les lieux pour intervenir et suivre de près la situation. Selon les explications que leur a fournies le proviseur du Lycée nouveau de Tassaft, documents à l’appui, des fiches techniques auraient été présentées à de la Direction de l’éducation de la wilaya de Tizi-Ouzou pour l’amélioration et le renforcement du système de chauffage, ainsi que d’autres travaux que nécessite ce lycée, et « on est dans l’attente de la réponse de la tutelle ». De son côté le premier magistrat de la commune d’Akbil, à qui incombera la charge du transport de ces élèves s’ils venaient à quitter l’internat, a mis en avant la difficulté voire même « l’impossibilité » technique de faire face avec un parc roulant « insuffisant et vétuste ». Selon des responsables de cette municipalité déshéritée, quelques 200 à 300 lycéens, filles et garçons, sont quotidiennement transportés vers ce lycée des villages de la commune les moins éloignés comme Aït Hamsi, Aït Sellane ou Aït Lâaziz. Pour les élèves issus des villages Aït Ouabane, Aït Mislayen ou Aourir Ouzemour et Aït Mahmoud, il est difficile de leur assurer le transport à cause de l’éloignement et de la disparité de ces villages.

De plus, les mêmes responsables avancent que l’APC assure également le transport aux élèves scolarisés au niveau des deux CEM de la commune. « Nous avons même eu recours à la location de 9 fourgons privés pour renforcer le transport scolaire au niveau de la commune et nous déboursons près de 500 millions, annuellement, pour cette prestation de service », a déclaré la même source. Afin de trouver une solution aux problèmes que les élèves internes du lycée ont exposé et dans le souci de préserver leur quiétude dans la poursuite de leur scolarité il a été décidé une rencontre, pour aujourd’hui, entre les responsables locaux, la direction de l’établissement, les parents d’élèves et les comités des villages concernés. « Nous espérons trouver une solution qui arrange surtout nos élèves, parce que leur scolarité et leur avenir passent avant tout », nous fera savoir M. Ahmed Saïd Boudjemâa, le président de l’APC d’Akbil.

Nassim Zerouki