Arrêts de bus dites-vous ?

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Les travaux au niveau de la route desservant cette station ont été entamés vers le début de l’année dernière et ont duré plus d’une année.

La station de transport regroupant les lignes entre le chef-lieu de Aïn Bessem et les communes de Souk El Khemis et El Mokrani, sise à la sortie est de la ville, se trouve dans un piteux état, cela depuis la fin des travaux de la nouvelle conduite d’assainissement, après que l’entreprise en charge des travaux eut abandonné les lieux, sans la remise en état de ce site, devenu source de danger et de désarroi pour les usagers de cette station au même titre qu’aux habitants des quartiers voisins. En effet, les travaux au niveau de la route desservant cette station, ont été entamés vers le début de l’année dernière, et ont duré plus d’une année. Ainsi, une énorme chaussée a été creusée tout au long de cette route, transformant ainsi cet arrêt en un véritable chantier à ciel ouvert, avec tous les risques que ça peut constituer pour les nombreux usagers et piétons. Après la fin des travaux, l’entreprise n’avait guère remis en état cette route, se contentant seulement de couvrir le fossé sans même réhabiliter ou retaper la route, laissant ainsi derrière elle, des trottoirs dégradés, d’énormes couches de terre et de boue, et une route devenue non carrossable ainsi qu’une station de bus dans un état de dégradation avancée. «Les usagers ainsi que les transporteurs souffrent le martyre durant la période de pluie, quand la boue envahit cet arrêt, pour éviter les glissements ou les accidents, alors que normalement cette route doit être réhabilitée et nettoyée», se désole l’un des transporteurs. Selon ce dernier, de nombreux accidents de circulation sont survenus au niveau de cet arrêt. «Au moment des travaux l’année dernière, l’un de nos collègues avait vu son fourgon glisser à l’intérieur de ce fossé sans aucune sécurisation, il avait seulement de la chance puisqu’il n’y avait aucun passager à bord de son bus, sinon ça aurait été une catastrophe», relate-t-il. Aussi, les transporteurs travaillant au niveau de cette station, ont tenu à nous signaler d’autres carences et aspects de dégradation de leurs lieux de travail. «Nous travaillons dans des conditions très difficiles, dans cette station qui est dépourvue de toutes commodités, on ne dispose ni d’abribus ni de quais où garer nos fourgons, ou encore des toilettes», nous dira un autre transporteur, avant d’ajouter : «elle est transformée en une véritable décharge publique à ciel ouvert, les odeurs nuisibles et les chiens errants nous guettent au quotidien», conclura notre interlocuteur.

Oussama K

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