Draâ El Mizan A l'approche de la fête du Mawlid Ennabaoui – Les pétards sur les trottoirs !

Même si à l’approche de cette fête religieuse, on entend ici et là que les pétards sont interdits, sur le terrain, c’est tout à fait le contraire.

D’où proviennent-ils? s’interroge tout le monde. Les trottoirs sont déjà achalandés de toute sorte de ces objets. Il y en a de tous les calibres. Presque dix jours avant la célébration du Mouloud Ennabaoui, on entend déjà des « détonations » dans les quartiers, en ville et même dans les cours des établissements scolaires. Quant au prix, cela dépend de la taille et de la force du pétard. Il varie entre cent et cinq cents dinars. Bien que chaque année, des dizaines de blessés soient enregistrés, les parents se laissent prendre par leurs enfants leur exigeant ces pétards. « Ce n’est pas de cette manière qu’on célèbre la naissance du Prophète Mohamed QSSL », nous dira un imam. C’est dans cet ordre d’idées que les enseignants devraient sensibiliser les élèves afin de les dissuader d’acheter ces « engins » qui leur seraient fatals en cas de mauvaise manipulation. Quant aux petits vendeurs, ils font tout pour écouler ce produit, à la provenance ignorée par tous. Ces pétards sont même utilisés à provoquer la panique à la sortie des écoles ; quand ils sont lancés en direction des jeunes filles. A quand leur interdiction concrète? se demande-t-on. Il y a lieu de signaler aussi qu’à l’approche de cette fête, le prix du poulet s’envole chaque jour. « Depuis le premier jour de l’an amazigh, ce volatile pousse de plus en plus d’ailes. Son prix est inabordable », nous signale un vendeur de poulet. « Ce n’est pas de notre faute », nous dit-il. « Ce sont les éleveurs », ajoute-t-il. Chacun jette la balle dans le camp de l’autre, et l’infortuné ne peut être que le consommateur qui paie le prix du kilo à deux cents quatre-vingts dinars pour le vif et à trois cents soixante pour le « vidé ».

En parallèle, c’est le plateau d’oeufs qui a atteint lui aussi le plafond : trois cents vingt dinars et l’unité à douze dinars. Avec toutes ces augmentations, le consommateur ne sait plus à quel Saint se vouer.

Amar Ouramdane