Aït Mahmoud Avec un seul camion et trois bus des années 80 pour toute la commune – Le ramassage scolaire défaillant

Le transport scolaire au niveau de quelques localités de la wilaya de Tizi-Ouzou est en souffrance, ce qui contraint les écoliers de recourir au privé. En effet, la commune d’Ait Mahmoud, relevant de la daïra de Béni Douala, à titre d’exemple, le transport scolaire est loin de suffire et de satisfaire les lycéens. Les services assurent péniblement le ramassage scolaire, car le parc roulant communal n’est doté que d’un camion aménagé et de trois minibus vétustes qui datent, pour la plupart, des années 80. Le maire, que nous avons questionné à ce propos, indiquera : «Nous n’arrivons pas à joindre les deux bouts, car pour assurer le transport pour tous les élèves, il faudra renforcer notre flotte et aussi recruter des chauffeurs, de plus certains seront bientôt en retraite. Pour le moment, nos chauffeurs effectuent deux rotations, matin et soir, mais cela reste insuffisant par rapport au nombre d’élèves transportés ». Pour la commune de Béni Aïssi, si le parc roulant est doté de quatre bus, le manque de chauffeurs, par contre, handicape le service. D’ailleurs, le maire nous indique qu’il y« un manque de chauffeurs, nous n’avons que deux employés, et en dépit des deux rotations qu’ils font matin et soir, c’est encore loin de satisfaire la demande, car il y a un grand nombre de collégiens et de lycéens qui suivent leur scolarité au chef-lieu de la daïra», Et d’ajouter que «cette commodité n’est pas assurée pour deux hameaux, à savoir Irahmounène et Tazift, situés sur l’ex chemin de wilaya ». A Béni Douala, la commune est dotée de trois minibus, les services de l’APC trouvent d’énormes difficultés pour faire face à cet épineux problème, surtout que le personnel est amoindri, ces derniers temps, après le départ en retraite de quelques employés. Le premier responsable de la municipalité regrette qu’une commune aussi importante que la sienne, en nombre de villages et de citoyens, ne possède que quelques minibus. Pour lui, « plusieurs élèves des villages de Tamaghoucht, Ait Helal, Tala Khelil&hellip,; sont obligés de marcher à pied pour rejoindre les différents arrêts des fourgons privés ». Le maire n’est pas allé par le dos de la cuillère pour fustiger les services concernés et ajoute que «nous avons écrit aux responsables concernés dans l’espoir de nous équiper en moyens de transports et de régler le problème du personnel. Mais on est toujours dans l’attente ». A Béni Zmenzer, une municipalité limitrophe, le ramassage scolaire est un peu mieux loti, puisqu’il est assuré à 90%.

A. G.