Complètement éclaboussé par l’énigmatique problème de gaz de ville qui tarde à voir le bout du tunnel après plus de cinq années de l’achèvement des travaux de branchement, le collectif des associations de la daïra de Souk El Tenine, représentant divers horizons, ont réitéré leur ferme détermination lors du conclave, tenu avant-hier samedi au niveau de la maison de jeunes locale, pour en finir avec ce calvaire d’attente vaine et aller se faire entendre auprès des autorités compétentes tout en interpellant le premier magistrat de la wilaya, en ultime recours pour démasquer les barons de ce blocage. En effet et selon les orateurs qui ont fustigé d’emblée les services concernés à leur tête la Sonelgaz d’avoir observé un silence incompréhensible et mystérieux, le temps est plutôt aux actions d’envergure et collectives pour se faire entendre. “La conjoncture nous interpelle tous à aller demander des explications tangibles et probantes sur cette situation extrêmement chaotique accentuée par les promesses non tenues des pouvoirs publics depuis plus de cinq années restées sans suites laissant planer un doute de taille autour de ce projet constituant une véritable planche de salut à toute la population», dira M. Boudjadja Belkacem, estimant que seul un engagement indéfectible du mouvement citoyen pourra mettre un terme à cette attente et n’écarte pas le recours aux démonstrations de rue pour arracher ce droit garanti par la République. “Nous nous réservons le droit d’agir et nos actions se radicaliseront désormais», conclura-t-il. De son côté M. Djamel Redjradj considère que les pouvoirs publics doivent mettre le holà afin d’éviter tout éventuel débordement notamment après les derniers affrontements ayant opposé les jeunes de la périphérie aux forces de l’ordre suite à la pénurie du gaz butane.
“Aucune raison ne pourra justifier un retard de cinq ans si ce n’est la volonté délibérée de ceux qui doivent agir et l’absence de la moindre conscience de l’importance de cette énergie appelée à améliorer la qualité de vie des citoyens sachant que l’Algérie présente une deuxième réserve mondiale de gaz après la Russie», dira-t-il et d’ajouter : “Le flou persiste et aucune information fiable pouvant nous éclairer ne semble en mesure de dissiper le nuage qui couve la situation et tout tourne autour d’ une opposition citoyenne ou des contraintes géographiques. ” S’agit-il vraiment d’une opposition des riverains ou faute de contraintes géographiques et climatiques ou juste une simple sous-estimation des responsables censés accomplir le travail pour lequel y sont rémunérés même si au compte de procédures judiciaires conformément aux lois de la République ? Si la problématique réside autour de ces probabilités, il est grand temps de mettre sous veilleuse le travail présenté par le bureau d’études ayant englouti une enveloppe budgétaire pas des moindres et l’interrogation demeure sans aucun doute celle inhérente au rapport finalisé puis présenté. (Déplacement sur le lieu…). Enfin, les conclavistes interpellent le wali pour faire toute la lumière sur cette situation et exigent une commission d’enquête urgente pour situer les responsabilités tout en restant vigilants et déterminés à envisager la riposte adéquate qui s’impose en cas de non-prise en considération de cette préoccupation.
Rabah Zerrouk
