17 enseignants en déficit

Bien que la rentrée scolaire ait été entamée ailleurs il y a un mois, au lycée Oudak-Arab de Chemini, par contre, les malheureux élèves n’ont pas encore commencé le programme. Cette situation a poussé les parents d’élèves, les enseignants et le personnel administratif à tirer une nouvelle fois la sonnette d’alarme quant à la situation catastrophique qui prévaut au sein de l’établissement qui, à chaque rentrée, déplore les mêmes problèmes qui n’en finissent pas. En effet, les parents d’élèves, dans une déclaration signée par plus de 15 comités des villages, et dont les copies ont été adressées aux autorités concernées, expriment leur indignation par rapport aux conditions de travail jugées incommodes. EN effet, une année scolaire réussie commence par une rentrée réussie, mais ce n’est plus le cas, car depuis le 10 septembre 2005, les élèves vivent un véritable calvaire, ils se lèvent tôt le matin (certains font 6 km à pied) pour une ou deux heures de cours seulement car à ce jour, il y a un déficit en enseignants estimé à 17 postes et pour ce qui est du proviseur, il vient juste d’arriver mais point de surveillant général et seulement trois adjoints pour 650 élèves. Toute cette situation a laissé un goût amer chez tout le monde et reflète les mauvais résultats enregistrés au bac avec un taux de réussite de 17,13%, mais on ne peut pas exiger des élèves de faire mieux avec des conditions pareilles. Par ailleurs, il est urgent que les autorités réagissent afin de sauver l’avenir des lycéens par l’amélioration des conditions de travail et la création de postes budgétaires nécessaires pour combler tout ce déficit, car les parents d’élèves ne comptent pas baisser les bras et sont déterminés à aller jusqu’au bout de leurs revendications.

Karima Rili