«Mon parcours à la JSK m’a beaucoup aidé dans ma carière»

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Profitant de sa présence dans sa ville natale, Draâ Ben Khedda où il est venu passer quelques jours

de repos, l’ex-stoppeur des Canaris et actuel entraineur des U17 du club français de l’ES Nanterre, Brahim Meghrici, a bien voulu répondre à nos questions.

La Dépêche de Kabylie : Parlons d’abord de votre parcours, certains vous prédisaient une très grande carrière…

Brahim Maghrici : Cela reste un avis, quant à moi, j’ai connu toutes les sensations du haut niveau. J’ai fait toutes les catégories à la JSK aux côtés des Gaouaoui, Hamlaoui, Meftah Rahim… J’ai été capitaine de l’équipe nationale Juniors où évoluaient Madoni, Farès El Aouni, Gheloubi, etc. J’ai été promu en séniors à la JSK en 1997-98. J’ai évolué comme latéral et parfois comme stoppeur aux côtés de Zafour. L’année d’après, j’ai signé au MC Alger alors dirigé par Henkouche et Zenir puis j’ai atterri à la JS Bordj Menaiel de 1999 à 2001. Depuis je suis à l’ES Nanterre.

Justement ne regrettez-vous pas d’avoir opté pour Nanterre, un club de banlieue ?

Pas du tout. J’ai évolué cinq ans à l’ES Nanterre, tout en entraînant l’équipe « Juniors », une façon de préparer ma reconversion. Quand j’ai raccroché on m’a proposé le coaching des catégories U17. J’y suis toujours et je me perfectionne.

Suivez-vous toujours le championnat d’Algérie ?

Je ne rate aucun match de la JSK et de l’EN. Vous savez, je dois tout à la JSK qui a fait de moi ce que je suis. Dans les années 1990 déjà la JSK fonctionnait à un régime professionnel.

Quant à l’EN, je pense que certains joueurs sont saturés. Ils n’arrivent plus à se maintenir à un très haut niveau. Je crois qu’il faut rajeunir l’équipe nationale en intégrant quelques jeunes de l’équipe olympique.

Revenons à la JSK, nombre de vos coéquipiers champions d’Algérie avec l’équipe Espoirs sont partis en France…

C’est vrai. Toutefois, ici dans la région parisienne, Mehdi Benarab et Nacer Sandjak (Noisy-Le-Sec) font du bon boulot.

Nous avons une amicale des footballeurs algériens, on organise des matchs amicaux de temps en temps. Ça me permet de retrouver Guedioura, Hamdoud (ex USMA), Djadaoui, Sandjak…

Le jeune entraîneur algérien peine à s’imposer, n’est-ce pas ?

Je crois que Azeddine Ait Djoudi ou encore Mohamed Mekhazni sont l’exemple type du jeune entraîneur algérien. Ils ont démontré de quoi ils étaient capables quand on leur donne de bonnes conditions de travail. Quant à moi, je suis fier d’avoir formé des jeunes que Sedan ou l’O Marseille mettent à l’essai.

Plus tard, je compte bien revenir en Algérie et faire bénéficier mon pays de mon expérience.

Entretien réalisé par

Antar Boufatis

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