Quelques jours avant le Ramadan, le prix du poulet, produit très apprécié en cette période, était promis à une hausse vertigineuse. D’ailleurs, certaines ménagères s’étaient empressées d’en acheter un ou deux et de les mettre au congélateur. Ça ne suffira pas pour tout le Ramadan, mais au moins on en aura pour quelques jours. Divine surprise: non seulement le prix du poulet n’a pas augmenté, mais il n’a pas cessé de baisser, jusqu’à atteindre le prix, inimaginable il y a encore quelques jours, de 150 dinars et même moins. Quelques jours avant le Ramadan encore, des producteurs de poulets ont assuré que le volatile sera disponible en quantité suffisante et que les prix seront abordables. On s’attendait, tout au plus à 190 dinars, un peu plus ou un peu moins. Et voilà que les prix dégringolent. Bonne surprise pour les consommateurs, notamment ceux qui ont des revenus modestes, mais aussi sujet d’inquiétude. En effet, on peut penser que comme annoncé, le poulet est disponible en abondance, mais on sait aussi qu’en cette période de Ramadan, c’est un produit très demandé, à moins que les consommateurs ne le boudent. Mais qu’est ce qui pourrait justifier la bouderie, pour un produit apprécié, si ce n’est… la méfiance. Les médias ne cessent depuis plusieurs jours, de parler de la grippe aviaire et de ses ravages. Au point que les autorités, sont intervenues dernièrement pour dire que l’Algérie est à l’abri du fléau. Mais comme on a appelé aussi, à une plus grande surveillance de la production avicole, cela laisse supposer que dans le domaine des maladies infectieuses, il n’existe pas de risque zéro. En attendant, le poulet est à bon marché, et c’est tant mieux !
S. Ait Larba
