En effet, la fièvre du « vote » monte, d’un jour à un autre, de plusieurs crans et la « guerre » semble être « la devise » des partis qui sont en course pour « s’introniser » sur les APC. A J-34 de cette date butoir, cinq formations, dont le RND, le FFS, le RCD, le FLN et une liste indépendante affiliée à l’UDR (selon nos sources), menent d’ores et déjà leur campagne « tambours battants » et tentent tant bien que mal de jouer la carte de « séduction » envers les citoyens. Force est de constater que toutes les composantes ont reconduit aux mêmes têtes connues depuis la vulgarisation de la loi du mulipartisme. Au moment où la population était colportées ça et là, des formations politiques ont procédé à la confection des listes sans consultations aucune ni commission de choix. « C’est une grande honte » nous ont déclaré nos interlocuteurs, de voter non ». Du côté du RCD, c’est plutôt le retour aux années 90, avec la reconduite de M. Allouri Mokhtar, cadre culturel et ex P/APC (RCD) 1994, secondé par le proviseur du lycée de Melbou M. Dris Ahmed. Les citoyens questionnés sur la composante des représentants de Saïd Sadi, n’ont pas été animés ; les uns se sont abstenus de tout commentaire et préfèrent être tout simplement « discrets » voire très « méfiants » par rapport au verdict. D’autres par contre, qui suivent le développement de la situation politique au niveau de la commune, parlent de ce lot de terrain accaparé par l’ex-tête de liste de la formation du leader du Rassemblement pour la culture et la démocratie lors du mandat (1997 / 2001) soit lors de la dernière participation du RCD aux élections. « Il s’est servi sans que le parti réagisse. » nous ont déclaré des pétitionnaires de l’époque. de leur côté les indépendants ont, eux aussi, confectionné leur liste « défi » sans la couleur du parti de Amara Benyounès non encore agréé (UDR) (Selon des sources bien informées), et se sont engagés dans les joutes électorales prochaine avec à leur tête M. Arrouche Ali, la cinquantaine, ex P/APC RCD des années 90 actuellement déssident, qui semble être bien parti pour la confrontation à en croire les informations de proximité. Pour le FLN, la situation est plutôt peu reluisante avec la désignation de M. Kakouche Mahmoud ex agent commercial aux unités Souk El Fellah et d’ajouter : « Ici, Laâb H’mida Recham H’mida ». Côté liste, le parti d’Aït Ahmed, c’est l’ex-P/APC sortant, en l’occurrence Begah Slimane, ex-agent Naftal, qui a été désigné à la tête de la composante secondé par son bras droit M. Boubeker Saddek, le secrétaire général de la section FFS de Melbou. La grande surprise c’est l’absence de l’ex-adjointe du maire Mlle Djenane Baya qui a complètement disparue de la scène après les années de combat politique aux côtés de l’actuel candidat. Selon les échos, le parti du « Zaïm risque de laisser des « plumes » pendant les échéances électorales et ce suite au scandale des lots de terrain, attribués à de hauts fonctionnaires de la wilaya qui seront ensuite remis en cause puis annulés par le wali de la wilaya M. Fatmi qui a mis un terme à cette bévue impardonnable de la part des élus d’un parti, qui, juste auparavant, ont édité le fameux « livre noir » sur la mafia du foncier. C’était le deuxième acte après celui de la première attribution de lots de terrain dont étaient bénéficiaires des personnalités de hauts « standings » !Pour les représentants de la liste du chef du gouvernement, le RND, la tête n’est autre qu’un fils de chahid cadre au niveau du secteur des forêts qui s’est porté pour la première fois et espère bien faire en validant sa candidature « lorsqu’on peut ramener quelque chose, un plus, pour notre commune en matière de gestion personne n’a le droit d’être n°2 sur la liste du FLN lors des dernières élections communales boycottées par le Mouvement citoyen de la Kabylie. Pour rappel, M. Kakouche et les élus FLN engagés dans la course avaient refusé de travailler aux côtés de M. Begah Slimane, lui lançant un véritable bras de fer pendant plusieurs mois et ont subitement intégré l’assemblée. L’actuel candidat fut, alors affecté en tant que chargé de la gestion de l’antenne communale de Tizi El Oued. Depuis c’est le grand engouement !Pour les élections du 24 novembre, il est secondé (sur sa liste), par un certain Amari, cadre à l’université de Béjaïa. Selon le sondage des uns, le parti de Abdelaziz Belkhadem ex-ministre des affaires étrangères semble être très loin de ses rivaux et ses chances sont très minimes pour y accéder au « trône » au niveau de la commune de Melbou comporte sept sièges. Qui sera maire de Melbou ? Aucun pronostic n’est valable à présent. L’essentiel la course au trône a commencé et tout ira fort bien pour les athlètes d’élite.
Rabah Zerrouk
